samedi 29 septembre 2018

Sur les chemins de Toscane - Italia 1/2

     Il y a quelques mois encore j'explorais la jolie ville de Florence depuis mon QG la Menagere, je n'imaginais pas alors que je reviendrais si vite en Toscane. Mais quand l'opportunité de prolonger l'été dans sans doute la plus belle région d'Italie s'est présentée, j'ai sauté sur l'occasion, puis dans un avion. 

Ciao tutti
    Direction les collines du Chianti, avec ses vignes et ses beaux villages fortifiés qui ont servi de décors à tant de films; ambiance "Dolce vita, dolce vigna" c'est parti... 

Souvenir Florence, printemps 2017

Un air de Middle-Earth

   
     Grand fan d'Heroic Fantasy et de tout ce qui gravite autour, la Toscane avec ses villes états m'a toujours fait penser à la Terre du Milieu de Tolkien. Alors ok ici pas de cités-royaumes peuplées de Nains ou d'Elfes, mais des villes indépendantes comme Florence ou Pise, régies entres autres par des guildes de marchands, et qui se livraient déjà au cœur du Moyen Age une lutte culturelle, économique et même financière (la banque a été  inventée en Toscane), entre elles et avec les grandes villes voisines comme Gènes ou encore Venise. 

Sienne au sunset
     Au même moment nous étions dans l'obscure période de la Guerre de Cent Ans, essayant péniblement de bouter l'anglois, qui revendiquait un Royaume de France au plus mal, hors des frontières. Pour en finir avec Tolkien, s'il n'y avait (peut être) pas d'Elfes en Toscane, on  pouvait quand même y trouver des Guelfes (grosso modo les soutiens du Pape contre l'Empereur pour des luttes de pouvoir), et même à Florence des Guelfes Blancs et des Guelfes Noirs ( ô Lolth, si tu lis ça…) 

Sienne, la grande place où se déroule le Palio
    Parmi ces cités états on trouve aussi la belle ville de Sienne qui est célèbre pour son Palio, une course de cheval complètement folle qui oppose les 17 quartiers de la ville (les contrade). Les jockeys doivent faire trois fois le tours de la place et ont le droit de frapper les autres cavaliers (et leurs chevaux) avec leur cravache, quitte à les désarçonner. Le quartier vainqueur est celui dont le cheval arrive premier, même sans son cavalier (ce qui parait-il arrive souvent). Le quartier perdant est celui qui arrive non pas dernier mais second, et qui se fait chambrer gravement, ce qui entraîne parfois quelques bagarres. Avec la foule massée jusqu'à saturation au milieu de la place la course est dangereuse, et les accident arrivent. 

Le Quartiers du Dragon 
     On a passé quelques heures dans le Quartier du Dragon, un des 17 Contrade,  qui donnait une fête pour ses habitants. Chaque quartier affiche fièrement ses couleurs dans les rues.


Bienvenue chez les Dragons
Les habitants du quartier du Dragon
  Ici la guerre des quartiers se fait en habits chics, on est loin de l'ambiance Castellane contre Plan d'Aou. Le métier de référence des Dragons c'est la banque, ce soir il vont parader puis se retrouver dans un banquet où hélas nous n'étions pas conviés.

Petite parade jusqu'à la Piazza del Campo

Et à table...
    Mais a quelques blocs les Louves, avec leurs drapeaux bianconeri, veillent… 

Le quartier de la Louve
    Au delà du Palio, la ville de Sienne; avec ses labyrinthe de ruelles de pierres sa cathédrale et ses couleurs, est un incontournable d'une escapade en Toscane. 

Balade à Sienne
Balade à Sienne
  Mais de toutes ces anciennes villes états Pise, Florence, Sienne... ma préférée reste Lucca, sans doute la moins connue mais la plus agréable car un peu épargnée du tourisme de masse.


Pise est jolie, mais il faut faire avec les champions de la pose
Balade dans la douce Lucca

La lumière particulière de Toscane au coucher du soleil
Dolce vita

Les routes du Chianti

    Au fond ce que j'aime vraiment en Toscane ce n'est pas tant visiter ces grandes villes historiques et culturelles, c'est plus rouler dans les vignes, sur ces routes parfois où deux voitures ne se croisent pas, et m'arrêter dans les villages médiévaux construits au sommet des collines.

Paysages du Chianti
    Le Chianti, c'est cette région entre Florence et Sienne qui produit le célèbre vin rouge au coq noir. Ici les vignes succèdent aux oliviers, et les villages fortifiés trônent au sommet des collines. Ces villages qui servent de décor à des films à succès, tel Gladiator dont la réplique "My name is… Gladiator" avait fait rire toute la salle, c'était sans doute pas l'effet escompté. 
  
Petit camp de base à Certaldo au cœur de la région
    Le village de San Gimignano a même été numérisé pour servir de décor au jeu Assassin's Creed. A ne pas confondre avec Assassin's Spritz qui se tourne tous les soirs à Paris, et qui consiste à servir des spritzs imbuvables à des clients qui font mine de se régaler. 

C'est parti pour la passegiata en macchina…
       Allez on monte en voiture, et c'est parti pour une balade en images…

San Gimignano, ambiance assassin's creed
San Gimignano, selfie time
San Gimignano, l'incontournable pause Dondoli
Paysages de Toscane, les vignes
Chiani Classico
Bon ok c'est pas du Chianti, mais j'ai perdu au vote
Mon coup de coeur, Volterra
Volterra, apero time, une top ville
Les oliviers
Eglises et vieilles pierres
Domaine du Chianti
Finally !!!
Paysages de Toscane
Castellina in Chianti
Le soleil descend doucement sur les murailles de Monteriggioni
Classico
Marché de nuit à Colle di Val d'Elsa
    La Toscane c'est fini, direction la ville éternelle pour finir la parenthèse italienne. 

    Ciao ciao

     N.





jeudi 6 septembre 2018

Allegoria, Chamarande

   La révélation m'est venue il y a quelques années à Patrimonio, à l'entrée du Cap Corse, village connu pour son vin et son fantastique festival des nuits de la guitare. La scène était montée dans une palmeraie au pied d'un menhir, avec en toile de fond une vieille église et la mer au couchant. C'était la première année que le hard-rock était représenté, sous l'oeil circonspect des afficionados plus habitués à la guitare jazz ou classique.  


     Ce soir de juillet, au milieu des envolées saturées d'un Steve Vai inspiré par le cadre,  ce soir de Juillet donc je me suis "hervévilardisé" : Bercy, c'était bien fini ! A partir d'aujourd'hui je privilégierai autant que possible les expos et les concerts qui prennent place dans des écrins. 

Chamarande, loin de l'effervescence des grands châteaux franciliens
    Aussi, quand j'ai appris que d'étranges sculptures avaient pris possession du domaine de Chamarande, j'ai mis le cap sur le sud parisien. Le château a, entre autres curiosités, celle d'avoir appartenu au Premier Valet de Louis XIV.

    Ambiance "visite de courtoisie chez le Mistigri"  c'est parti…

Allegoria à Chamarande

     
     J'imaginais le valet plus proche du domestique dépourvu que du courtisan, mais visiblement je me trompais, et je comprends mieux maintenant son importance au jeu de tarot ou encore à la belote-contrée. Mais si on en croit la légende, le domaine aurait hébergé des siècles auparavant un habitant autrement plus intrigant, on voit ça plus loin…


Style Louis XIII


    Côté château on est loin des fastes de Versailles, Fontainebleau, ou des autres blockbusters franciliens qui ont fait l'histoire. Ici ni jardins à la française ni bosquets, pas de salle des glaces, pas même un des ces escaliers à double-hélice ou en fer à cheval qui ont inspiré les studios Disney, Chamarande fait partie de ces petits trésors méconnus et préservés du tourisme de masse.

Si aux abords du Château on pense être seul...
Si le lac semble étrangement calme et désert... 

Au  cœur de la forêt le danger est partout, il faut se battre !
     A 45 minutes de voiture de Paris, l'endroit est idéal pour une petite mise au vert loin de l'agitation de la ville. La bonne nouvelle c'est que Philippe Pasqua, un artiste assez torturé, a peuplé le domaine d'immenses créatures inquiétantes. Je ne vais pas trop spoiler son expo Allegoria, mais sachez que vous risquez de croiser entres autres un megalodon chromé d'une dizaine de mètres qui ridiculise celui du dernier film de Statham..

Il se cache où Statham ?


Vita Karoli Magni

    
     Je mentionnais plus haut qu'un personnage historique a sans doute séjourné sur le domaine il y a fort longtemps. A la fois biographe et directeur marketing de Charlemagne, cet homme, qui racontait l'empereur Carolingien tel un super héros, n'hésitant pas à s'arranger avec la vérité pour faire passer ses messages, cet homme c'est Eginhard. Eginhard dont on ne connaît pas grand-chose, mais dont les chroniques ont traversé les âges.  

     Allez on part pour une balade dans l'histoire façon elevator speech, ces exercices prisés des boites branchées qui consistent à exposer une idée ou un projet en moins de temps qu'il n'en faut à un ascenseur pour monter quelques étages. On est parti pour une promenade en apesanteur, pourvu que les secondes soient des heures…  

Au milieu du lac, un nénuphar-cochon
    Nous voilà donc au cœur du moyen-âge et la situation est grave, la dynastie Mérovingienne est au plus mal : les descendants de Clovis sont devenus des rois fainéant. Trop gros pour pouvoir de déplacer, ils vont festoyer de villes en villes, allongés sur des chars tirés par des bœufs, et pendant ce temps le danger est aux frontières.

     Tout semble s'écrouler quand Charles Martel, l'homme providentiel, va sortir de nulle part et reprendre les choses en main. Après avoir sécurisé les marches du royaume Franc, il va partir à la rencontre des armées sarrasines qu'il va pulvériser lors d'une bataille épique près de Poitiers, et ainsi sauver définitivement la Chrétienté. Il fondera alors une nouvelle dynastie et son petit fils, Charlemagne, deviendra le "père de l'Europe".... 

   Voila grosso modo ce qu'on apprend à l'école et merci qui ? Merci Eginhard qui a un peu arrangé les choses à sa sauce, les évènements se sont sans doute déroulés un peu différemment.  

Au cœur du domaine, une ancienne ferme un peu flippante
    On rembobine donc et on revient aux Mérovingiens avec une lecture qui semble plus plausible. Au fil du temps des Maires du Palais ont fait leur apparition auprès des rois pour les seconder. Sorte de super premiers ministres, ces hommes à tout faire sont tous issus d'une même famille, et font tourner la boutique pendant que les rois vont taper wisigoths et saxons aux marches du royaume; on est pas si loin de la cinquième république.

    Les rois Mérovingiens étant sacrés de plus en plus jeunes, les Maires du Palais commencent à se dire qu'il est plus que temps de prendre officiellement ce pouvoir, qu'ils exercent dans les faits. Les jeunes rois sont alors volontairement écartés de la gouvernance, ambiance "Childeric ! Prends cette panse de vache et file jouer à Mbappix dans la cour, et si je te revois traîner dans la salle du trône je t'envoie chez les méchants messieurs à la tonsure recopier des livres en latin". 
   
Auguri ! (je me chauffe pour ma prochaine escapade italienne) 
    Entre alors en scène Charles Martel, un Maire du Palais sans doute plus ambitieux et plus charismatique que les autres. Avec l'aide de l'Eglise, qu'il arrive à séduire, il parvient à transformer la bataille de Poitiers, somme toute assez banale, en choc des civilisations. Personne alors ne trouvera à redire lorsque le sauveur du monde occidental fera sacrer son fils Pépin à la place du jeune Mérovingien. Une nouvelle dynastie, les Carolingiens, vient de prendre le relais. Le hold-up parfait, reste juste à enjoliver l'histoire pour la postérité, et c'est là qu'Eginhard va donner sa pleine mesure. 

    Pour finir, on a tous entendu parler un jour de la chanson de Roland. L'arrière garde de l'armée de  Charlemagne, qui rentre d'Espagne et progresse dans le col étroit de Roncevaux au cœur des Pyrénées, va se faire surprendre et massacrer par des milliers de sarrasins au service du traître Gamelon. Roland, le neveu du grand Charles, mortellement blessé malgré une résistance héroïque, va briser son épée Durandal dans un dernier sursaut avant de sonner le cor pour prévenir tonton de la terrible situation. Si on  connaît tous cette légende on peut tous remercier devinez qui ? Et oui le roi du marketing Carolingien,  Eginhard bien sûr. 

Le château est un mini centre d'art
     Bon je ne sais pas si j'ai relevé avec succès le challenge du discours d'ascenseur, en tous cas je trouve l'exercice intéressant. Au passage une amie me disait que dans sa boite ils poussaient jusqu'à aller faire leurs speech d'ascenseurs... dans des ascenseurs, ou l'art de bouffoniser une bonne idée.

     N'hésitez pas aller découvrir ce domaine de Chamarande, la fôret va bientôt prendre les couleurs de l'automne, quand à l'expo Allegoria elle court jusqu'au 30 décembre, toutes les infos ici . 

    A suivre les dernières expos de l'été, et puis peut-être une histoire corse, Italienne ou ch'ti

    Bonne soirée

    N. 


mercredi 22 août 2018

L'Enfance, et Klimt

      Et oui septembre point déjà, il est temps de reprendra un peu la plume. Entre festivals, friches, et autres popup places, l'été parisien version 2018 nous a offert, comme à l'accoutumée, de multiples possibilités de sortir et rencontrer. La tendance ne fléchit pas  avec l'ouverture le 15 août dernier de l'immense Cité Fertile pour trois ans au nord de la ville. Beaucoup donc de nouveaux lieux éphémères à découvrir, sous l'œil toutefois des deux modérateurs implacables que sont temps libre et budget. 

"El obligent ngati kameie" pour ceux qui parlent couramment le Na'vi
     Côté culture ça bouillonne également; à l'ombre des mastodontes qui drainent naturellement le touriste, petits musées et centres d'arts undergrounds tentent de rivaliser avec des offres alternatives léchées. Des programmations avant-gardistes qui deviendront pour certaines les incontournables de l'été, ces fameuses expos où parisiens et touristes avertis se pressent, entre envie de se cultiver et  de s'amuser, sans oublier bien sûr  de soigner son mur Instagram...

 
Joli coup de com, pour l'expo l'Enfance l'entrée principale est fermée, les visiteurs sont invités à pénétrer dans le Palais pas une ...maison de poupées
     On continue notre exploration du Paris underground avec deux expos d'exception, l'une au cœur d'un palais que j'aime au point de m'y être abonné, la seconde sur le sol et les murs d'une ancienne fonderie transformée en atelier caché.
      Ambiance "vernissage jusqu'au bout des ongles", c'est parti...

Enfance, au Palais de Tokyo 

    
     Nous sommes à la veille de l'Exposition Universelle de 1937 à Paris, la ville souhaite construire pour l'occasion un Palais des Arts Modernes en partageant le futur  bâtiment équitablement: dans l'aile ouest le Musée National, dans l'aile est celui de la Ville de Paris.

Retomber en Enfance
    A l'est le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (MAMVP) entre vite dans ses murs, et devient au fil des années cette femme mûre, un peu stricte, à la jupe longue, aux cheveux attachés et au regard sévère, qu'on connaît aujourd'hui.

Little big man
    Mais si à l'est rien de nouveau, comme dit le philosophe: "Tout est chaos, à côté".

   En effet le Musée National quitte l'aile ouest, et différentes institutions vont alors se succéder entraînant nombre de travaux où on démolit, on mure, on s'attache et on s'empoisonne, puis on recasse et on finit par découvrir des pièces oubliées, comme des salles de cinémas d'époque. Et l'aboutissement de toute cette agitation sera la naissance dans l'aile ouest  de la petite sœur hardcore du MAM, géniale et névrosée, rêveuse et branchée: l'avant-gardiste Palais de Tokyo.

Résurgences
     Une amie qui bossait à côté, au Musée d'Art Moderne, me disait que là où le  MAM va demander toutes les accréditations avant de lancer le moindre évènement, au Palais de Tokyo si on a envie d'enflammer le parvis on le fait, et on se pose la question des autorisations après. Avec trois restaurants, un bar branchouille, une superbe librairie et même un espace clubbing, le Palais de Tokyo, sans aller jusqu'à ringardiser, met quand même une sacrée distance à la concurrence.    

Magique à la tombée de la nuit, un petit verre au pied de la vieille dame
     Cerise sur le tableau, là ou les musées classiques font une nocturne par semaine jusqu'à...21h en mode "on est des punks", le Palais ferme tous les soirs à minuit, ce qui permet à ceux qui terminent tard de sortir prendre l'art après le taf.
Dans la boutique des idées kdos, comme ces pilules magiques qui permettent entres autres de devenir un bon écrivain ou un bon photographe (j'en veux), ou encore de prendre un accent allemand parfait histoire de mener ses réunions d'avancement de projet et ses entretiens annuels en toute efficacité.. 
    Ici pas de collections permanentes, pour attirer le visiteur il faut une programmation percutante et mouvante (en un mot ça marche aussi). L'expo du moment, succinctement nommée "Encore un jour banane pour le poisson rêve", traite de l'Enfance et s'adresse donc aux visiteurs de 7 à... 77 ans. Comme on dit dans les ehpads : "habile Bill !"


L'Enfance, et ses peurs
     L'expo se présente comme une succession de mondes oniriques et phantasmés, avec en particulier un escalier psychédélique à l'atmosphère bien pesante, et qui débouche sur une salle impressionnante qui héberge les tourments de l'enfance (je ne mets pas de photos histoire de ménager le suspens haha).

Des tubes dans lesquels on se glisse pour...

...regarder le ciel
     Côté enfance, n'attendez pas trop y trouver des références à des bonshommes en plastique avec des coupes improbables, à des princes extraterrestres aux commandes de robots cornus, ou encore à des corsaires de l'espace combattant des créatures mi-femmes mi-plantes.  Les artistes ont évidemment traité le thème sous l'angle intello torturé, mais comme d'habitude c'est réussi. 


      Pour finir, quand vous faites découvrir le Palais de Tokyo vous avez toujours droit à la petite phrase: "c'était super, mais quel rapport avec le Japon ?". Et bien aucun, le lieu porte le nom du quai en bord de Seine sur lequel il a été construit à l'époque: le Quai de Tokyo.

     L'expo termine le 9 Septembre, toutes les infos ici...


Klimt, à l'Atelier des Lumières

     Si un matin le gars de la compta, celui qui ne vous aime pas, vous lance à la machine à café "alors tu l'as faite l'expo Klimt ?" attention c'est un piège... Ne vous lancez pas sur à quel point vous adorez l'Inspecteur Harry, même si c'est bien Gran Torino et Million Dollars Baby qui ont porté l'acteur au firmament. Ici on ne parle pas du grand Clint mais de Gustav Klimt, peintre autrichien à l'honneur de l'Atelier des Lumières, un nouveau lieu qui vient  d'ouvrir ses portes vers République. 

L'Atelier des Lumières

      Si il y a encore peu de temps, pour attirer le bobo, il suffisait de coller "Impressionnistes" dans le titre de l'expo, avec une réalité de plus en plus virtuelle voire augmentée les buzz words du moment sont "immersif" et "pluridisciplinaire". 


En immersion
      Klimt L'expo est donc une experience immersive dans laquelle on se retrouve au centre des oeuvres.  Les tableaux sont projetés sur les immenses murs et sur le sol de l'ancienne fonderie (et oui le lieu a une histoire), avec en musique fond des valses viennoises.

La toile, c'est nous
     L'expo ressemble un peu à un concert rock, avec une première partie consacrée à un peintre au nom inretenable, puis un showcase de l'équipe technique qui bombarde sons et lumières sur une salle déjà acquise. Enfin l'espace est plongé dans l'obscurité et la pop star Klimt fait son apparition, le spectacle peut commencer.

Dans les bois
     La performance est réussie et on en sort tous ravis. A mois que je ne l'aie ratée (ça m'arrive) il manque peut être une salle qui raconte un peu la vie du gars et son oeuvre. 

     Comme souvent l'expo est victime de son succès et il y beaucoup de visiteurs, il reste encore du temps puisque elle se termine le 11 Novembre (ce qui ne doit pas être un hasard pour un peintre autrichien, quand on sait ce qui a précipité la guerre de 1914). 

      Toutes les infos ici (avec au passage un site super bien fait).

@Suivre, TeamLabs
  
     A suivre une autre expérience immersive incontournable, l'expo TeamLabs, et si la météo le permet une petite escapade dans un château aux portes de Paris.

     Bonne soirée

     N.