Affichage des articles dont le libellé est #Paris. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est #Paris. Afficher tous les articles

dimanche 4 octobre 2020

Turner à Jacquemart-André, Musée Rodin, Paris face B la suite....

 "La prune vaut mieux l'avoir dans l'assiette que sur l'parebrise" gouaille le maraicher en s'abritant derrière son étal bio. Il y a beaucoup de monde ce dimanche matin sur le marché, comme il y avait beaucoup de monde hier soir dans les restos du quartier. Nous avons poussé la porte de quelques d'établissements hélas complets avant de nous rabattre sur une valeur sûre, une merveilleuse cantine proche du Château de Vincennes tenue par un ancien champion de judo, j'y reviendrai à l'occasion.


     C'est un peu comme si nous anticipions une fermeture imminente des établissements comme cela a été ordonné à Marseille, d'abord sur toute la métropole (92 communes…) puis finalement uniquement sur les deux principales villes. Je suis loin d'être convaincu de l'efficacité de la mesure, mais cela doit être normal puisque d'après l'ancienne porte-parole du gouvernement nous autres Français souffrons d'une acculturation scientifique, traduction : nous n'y comprenons rien… Ceux qui doivent vraiment souffrir sont plutôt ses coachs en média training, une sortie pareille, en ce moment, c'est pour le moins peu inspiré.

Marseille ça tombe bien j'y étais le weekend dernier, quand l'automne est tombée d'un coup et que nous avons perdu dix degrés, ce qui nous a gratifié en contrepartie d'un beau coucher de soleil sur la corniche.

La suite ici ... 

dimanche 28 juin 2020

Des Jardins du Luxembourg à la Comédie Nation

     Le Paris underground mettant du temps à redémarrer, nous allons retourner un peu dans la carte postale et en profiter pour aller célébrer ces jardins parisiens qui nous nous ont tant manqué pendant le confinement. Je pensais vous emmener découvrir mon beau Bois de Vincennes mais ce serait commencer le feu d’artifice par le bouquet final, nous allons donc plutôt commencer par les Jardins du Luxembourg qui s’étirent sur la rive gauche entre le quartier Latin et le Montparnasse, et qui abritent entre autres le Sénat.



vendredi 20 décembre 2019

L'automne à Paris

  Haaa l'automne, son spleen, ses remises en question et ses multiples cortèges... Cortèges de feuilles mortes et de couleurs rougeoyantes, cortèges costumés de chasseurs de bonbons (ou un sort !), de bouteilles de beaujolais nouveau aux arômes incertains; sans oublier bien sûr les cortèges de la CGT car l'automne c'est aussi la grande saison de la contestation sociale.

L'automne signe le retour de la Comic Con
  Alors vous la voulez paramétrique ou systémique votre réforme ? Il faut changer le logiciel monsieur le député, ne pas jeter l'anathème, sinon vous obtiendrez une victoire à la Pirrhus… Et je passe les Grenelle de ceci, les états généraux et Plan Marshall de cela, les éléments de langage des nos élus sont affligeants, Mirabeau est loin, après on a aussi les élites que l'on mérite.

Les couleurs du beau Bois de Vincennes
Et des ses lacs
   Je ne vais pas m'étendre sur la politique, mais j'ai quand même l'impression que les décideurs ne captent pas l'air du temps; qu'ils se préparent à entrer dans la bataille de la mondialisation avec trente ans de retard, alors que tous les pays responsables et concernés par la planète se préparent déjà à en sortir. 

Palette d'automne sur la Conciergerie

Le troisième jeudi de Novembre, l'incontournable Beaujolais Nouveau... 
qui râpe un peu le palais des aficionados malgré une "robe rubis et des aromes de bananes mures"...
...mais qui vaut surtout pour l'ambiance festive et le vivre ensemble qui va avec, dans les nombreux bars à vins de la ville
    Mais l'automne c'est aussi la rentrée culturelle et artistique, les nouvelles programmations et le retour des grandes expos. Je vais revenir sur deux des événements marquants de cette rentrée, la réouverture du MAM et l'édition 2019 de la Comic Con, la foire aux geeks. 

   Ambiance "les sanglots longs des violons" c'est parti….

Réouverture du MAM, expo Hans Hartung

   
     Après 14 mois de travaux et un lifting complet, le Musée d'Arts Moderne de la Ville de Paris a fêter comme il se doit cet automne sa réouverture au public lors d'un weekend portes ouvertes gratuit qui a attiré, comme d'habitude, tout Paris.

Nouveau et gratuit = 10 kms de queue pur accéder à l'entrée
   Comme j'étais accompagné d'une amie qui a bossé plusieurs années au MAM, deux coups de fil ont suffi et une dame, j'imagine d'un certain poste, nous a rejoint pour faire rentrer notre petit groupe, ce que je déteste cordialement car je suis contre les passes droits, quels qu'ils soient. 
  
L'immense salle de la Fée Electrisée est toujours aussi féérique
     J'ai donc remis ma probité dans ma poche et suivi tête basse le groupe de pistonnés. L'exposition inaugurale choisie était consacrée à un peintre abstrait allemand, Hans Hartung dont je n'avais jamais entendu parler mais qui était présenté comme injustement délaissé par le milieu, ce qui me laissait dans une excitation toute contenue.


Ambiance vernissage avec un petit orchestre de Jazz.  Le jazz c'est  la seule musique où on se sent obligé d'applaudir même quand le saxophoniste t'a bien torturé, histoire de paraître plus intello que lors de son dernier selfie au concert d'Aya Nakamura      
    Coté fréquentation on prend les mêmes et on recommence. L’éventail est large, de l'intello fauché à la personnalité publique en représentation, en passant par les étudiants passionnés, l'écosystème artistique, la bourgeoisie venue en voisine, l'incontournable "bobosphère", sans oublier les touristes asiatiques qui sont toujours au courant des bons plans, même les plus confidentiels. 

    J'ai l'impression qu'on ne retrouve pas au MAM la population pop et torturée qui hante le Palais de Tokyo voisin, c'est étrange comment deux monuments de l'art contemporain, pourtant si proches, peuvent attirer un public si différent. 


Lumières et fumées, ça instagramme "à hue et à dia" comme disait l'autre jour un syndicaliste policier sur un plateau télé 
Là j'ai pensé achtung Hartung !
     L'expo est une rétrospective qui recense autour de trois cents œuvres, et quand j'ai vu les dessins des débuts d'Hartung je me suis immédiatement écrié archtung !  Voilà encore une expo gribouillis minimalistes sur fonds ternes comme on en croise parfois dans les musées d'art contemporain… et in fine pas du tout, j'ai adoré. 

Expo Hartung, des explosions de couleurs fantastiques

   L'expo est une superbe balade colorée, avec de jolis gradients et des formes parfois tribales. Ça reste abstrait, donc vous pouvez toujours prêter l'oreille à l'expert d'à coté qui explique à la jolie fille que ce trait difforme symbolise quelque part la montée du nazisme, moi je me contente d’apprécier l’esthétique des tableaux, de les ressentir, sans jamais tenter de les interpréter.

  L'artiste brosse, creuse, zèbre, et parfois même peint en sautant, ce qui donne un geste surprenant sur la toile. C'est très réussi, Hartung est définitivement un expérimentateur qui gagne à être connu, l'expo court jusqu'en Mars 2020, les infos ici        

Un dernier verre sur le parvis qui sépare le MAM du Palais de Tokyo
     Cerise sur le mac-do, le musée avait organisé pour l'occasion une soirée electro sur le parvis, qui a confirmé encore une fois que les filles dansent, là où les garçons s'essayent à une sorte d'expression corporelle pas souvent inspirée.

DJ sets 

Comic Con 2019

    
     Autre salle autre ambiance, l’automne c'est aussi la retour de la grand' messe de la pop culture, la Comic Con et ses cohortes de geeks et autres aficionados des mondes imaginaires. Après les space opéras aux robots dépressifs, après les super héros en collants flashis défendant la femme et l'orphelin, c'est depuis quelques années au tour des séries d'être mises à l'honneur. 

     Pour l'anecdote, en parlant de superhéros, le ministère de l'agriculture américain vient de retirer de son très sérieux simulateur de calcul de taxes le Wakanda, le pays des Black Panther. Un développeur farceur l'aura sans doute ajouté en douce… 

Énormément de monde comme à chaque fois sous la Grande Halle
Certains visiteurs prennent plus de place
   Alors la Comic Con Paris ce n'est pas San Diego, ici on n'aura sans doute pas Dark Vador en guest VIP, mais plutôt le cousin du coiffeur de la doublure de l'héroïne de Stranger Things. L'ambiance est festive, même si le merchandising prend chaque année plus de place, et à ce rythme on risque de finir par se sentir plus dans un immense mall que dans une convention.
  
Risky business, si ce tatoueur se rate il n'aura pas à se soucier de sa retraite
le Manoir de Paris a envoyé quelques comédiens fous mettre un peu d'ambiance
   Comme chaque année les cosplays, ces visiteurs costumés, sont venus en nombre. On a vu le niveau s'élever ces dernières années jusqu'à presque trop se prendre au sérieux, mais depuis quelques temps l'auto dérision est de retour, et les cosplays bien ringards recueillent tous les succès.
  
La chasse aux cosplays
Mes préférés
  Alors on y fait quoi finalement à cette Comic Con

  Petite réponse en images…

On s'y fait photographier sur le célèbre canapé orange de Friends
On s'y forme au Sabre Laser
On y danse en silence
On s'immortalise
On y croise aussi bien le petit personnel…
…que les stars intergalactiques
On y achète plein de choses inutiles, donc indispensables
      En 2020 j'irai voir la grande sœur, la démesurée Japan Expo; j'essaye d'alterner les deux évènements car d'une année sur l'autre il y a finalement peu de renouvellement. 

"Viendez" à la Comic Con

L'Actu du moment

    
     Si vous souhaitez profiter de la trêve des confiseurs pour aller prendre l'art comme on écrit sur les sites fancy, quelques idées pour profiter de Paris pendant les fêtes.


Francis Bacon à Beaubourg, une promenade onirique à limite du cauchemar
     
     Si le noir vous va bien, l'expo Pierre Soulage, les 100 ans à Beaubourg.

   Si vous cherchez de quoi accompagner vos oeufs brouillés, Francis Bacon en toutes lettres toujours à Beaubourg.


    Si mon excellent article de l'été dernier sur Leonard vous a laissé sur votre faim Leonard de Vinci au Louvre.

    Si votre meilleure imitation de Gollum "mon précieux, ils me l'ont volé" a mis fin à l'interminable discussion sur la réforme des retraites pendant le repas de Noël, Tolkien l'immense expo à la BNF.

     Enfin, parmi celles que j'ai déjà programmées, si vous aimez les balades poétiques écolo et les illuminations, Océan en voie d'illumination au Jardin des Plantes.  
   
Beaubourg la nuit

    Et voilà il est temps de partir fêter Noel en famille, j'ai la chance d'avoir un train qui roule, et il y a presque plus de journalistes que de voyageurs en ce matin pluvieux à la Gare de Lyon, je profite d'ailleurs du trajet pour rédiger cet article.

Depuis le portillon je surveille mon précieux.. (moi aussi je suis Docteur es imitations de Gollum et d'Archibald Simpson
Blogging in the train
    Je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'années, joyeux Noël à tous.

     N.    

samedi 10 août 2019

L'été à Paris, balade sur l'Ourcq

    Malgré les reportages post-apocalyptiques décrivant des scènes de guérillas urbaines, où même l'immense Steven Seagal pourrait se sentir inquiet, Paris reste, avec Bangkok et Londres, l'une des villes les plus visitées. Et si l'été la ville voit une grande partie de sa population partir chasser-croiser, et ressusciter au passage Bison Futé le plus célèbre des travailleurs saisonniers, c'est pour mieux accueillir les touristes du monde entier qui viennent rechercher le fameux art de vivre à la française.
 
Balade sur le Canal de l'Ourcq
   Mais pour ceux qui comme moi prennent leurs vacances en décalé, l'été est aussi l'occasion de redécouvrir la ville, au fil des friches et autres spots éphémères qui fleurissent aux quatre coins. Et pour commencer dans l'originalité, direction le bassin de la Villette et l'embarcadère des Marins d'Eau Douce pour larguer les amarres. 

L'embarcadère des "Marin d'Eau Douce"
    
     "Think big, start little"; avant de partir ouvrir une nouvelle Route des Indes, nous allons louvoyer quelque peu sur les eaux hasardeuses du Canal de l'Ourcq, ambiance "he said Captain, I said wot " c'est parti.. 
 

Les tribulations du "Moule à Gaufres" 

   
     Nous voilà donc embarqués sur le "Moule à Gaufres", dans le sillage du "Crétin des Alpes": ici on aime le Capitaine Haddock.  Avec 500 zorros de caution il faut rester vigilant, hors de question de percuter le moindre iceberg, c'est arrivé à un collègue capitaine et on en a fait tout un film.
 

Picnic : checked !
   Au passage, le cinéma et la mer ont souvent flirté le long des golfes clairs. Parmi les grands classiques l'incontournable "Révoltés du Bounty", qui, pour les plus jeunes, n'est pas un film sur la malbouffe, pas plus que "L'odyssée de Pi" n'est un hommage à la trigonométrie.
 
   Mais nous n'avons pas eu droit qu'à des pépites, on se demande encore pourquoi  Kevin Costner est venu se perdre dans "Waterworld", ou combien de brainstorming il a fallu pour accoucher du subtil titre "Master and Commander"...
 
 
Les murales du Canal
    C'est donc parti pour une balade de 3 heures le long du Canal de l'Ourcq, long d'une centaine de kilomètres, et construit par Bonaparte pour amener l'eau potable de la rivière Ourcq  jusqu'au bassin de la Villette. Les règles de navigations sont strictes: canonnades,  abordages et enceintes connectées, sont strictement interdits. 


Captain Igloo...


...et la Team Pirate

    La consommation d'alcool est également proscrite pour le Capitaine, qui doit veiller à respecter la signalisation, et faciliter la navigation des gros bateaux à touristes qui croisent dans les mêmes eaux. 
 
    Petite astuce, on repère de loin ces gros bateaux, quand ils arrivent dans le dos, grâce aux hurlements des petites embarcations d'enterrement de vie de jeune fille qui sont prises dans leurs vagues. Je tiens à souligner la dignité de notre équipage quand nous avons nous-mêmes étés pris dans la tourmente en croisant une péniche, juste quelques larmes de pirates...
 
Pas de Black Pearl ou autre Hollandais Volant à l'horizon, on se rabat donc sur le "Tête de Mule"  

Hublot camouflé, le danger est partout...
      Certains ponts ne s'ouvrent qu'à heure fixe, parmi eux le pont levant de la rue de Crimée est un bijou qui ne s'ouvre que deux fois par heure. Il faut donc avoir une idée précise du trajet et du timing si on ne veut pas se faire surprendre et rendre son bateau en retard.
  

Le Pont Levant est en train de se s'ouvrir, on va laisser passer la péniche "techno" et attendre que le feu passe au vert, sinon c'est 300 euros d'amende


    Le temps file vite sur l'Ourcq et il est déjà l'heure pour le "Moule à Gaufres" de rentrer au port. Équipage au complet, maigre butin, j'ai déjà envie de remonter une expédition pour aller encore plus loin, par delà les terres de Bobigny, et découvrir peut-être un nouveau continent.
 
Un équipage vaillant

Retour au port des "Marin d'Eau Douce" 

     La balade sur l'Ourcq est une façon aussi originale que sympathique de (re)découvrir le fantastique quartier de la Villette. Si vous voulez vous laisser tenter, vous trouverez toutes les infos ici.
 
      Bon à savoir (et découvert par mon équipage précédent), si vous publiez une photo de votre balade (vous leurs montrez juste une photo en rendant le bateau), ils offrent un verre à tout l'équipage dans leur guinguette.
 
La guinguette

Et pour continuer, l'expo Electro

    
    Si après la balade en bateau vous avez envie de prolonger dans le quartier de la Villette, il y a l'embarras du choix. L'expo phare du moment c'est bien sûr Toutankhamon à la Grande Halle, mais j'y reviendrai une autre fois. Là je vous emmène à la Philharmonie, au coeur du Parc de la Villette, pour les derniers jours de l'expo Electro.
    
Si ça prolonge pas ça finit demain
   Si vous êtes fans d'Eletro, ou voulez en apprendre un peu plus sur ce courant, alors foncez-y. La scénographie vous promène depuis les origines confidentielles de la musique electro jusqu'à sa consécration aujourd'hui. J'avais fait la veille une expo sur la préhistoire à Beaubourg, en comparaison, niveau fréquentation, c'est "deux salles, deux ambiances.."
 
Une balade musicale dans le temps
 
Des machines étranges
    Le petit plus, c'est qu'on vous fournit à l'entrée un casque que vous allez pouvoir brancher partout pour consulter du contenu (musique, interview, documentaires). Vous le savez, moi je suis fan de Hard Rock; pour en revenir au sujet précédent c'est bien les Iron Maiden qui ont mis en musique sur 15 minutes le poème du "Rime of the Ancien Mariner", pas David Guetta...

    Mais j'ai passé un excellent moment à me promener dans les allées avec mon casque, avec en fond une bande son terrible. 


Et oui, l'ancêtre de l'emoji ,c'est le cachet d'extasie

La French Touch
   
    Bonne soirée, bon weekend.
 
    Captain N.