mardi 11 octobre 2016

Veggie World 2016 au Centquatre

    Ce weekend comme souvent il y avait l'embarras du choix avec entre autres la fête des vendanges à Montmartre, mais très compliqué car les organisateurs avaient déplacé la grande parade le matin pour des raisons de sécurité. Il y avait aussi la traditionnelle Zombie Walk à République, mais la mauvaise saison 2 de Fear The Walking Dead m'a vacciné pour un moment. Du coup je me suis dit que c'était  peut être l'occasion d'aller à la découverte du phénomène en extension du moment, le veganisme, qui tenait son plus grand salon dans un lieu que j'apprécie particulièrement, le Centquatre.
 
Veggie World au 104
    Plus de 120 exposants se sont donnés rendez-vous pendant deux jours pour présenter les nouveautés aux pratiquants, mais surtout pour faire découvrir ce mode de vie aux curieux et nous étions nombreux. Bienvenue dans le mode des pâtisseries sans œufs, des fromages sans lait, des kebabs sans viande, des fringues végétales, et des jolies filles tatouées piercées un peu intello écorchées.     

Plus de 120 stands sur les deux niveaux
Un univers en expansion
 
     L'univers est en expansion selon l'effet doppler, l'univers vegan d'autant plus. Pas un jour sans qu'il ne s'ouvre une nouvelle cantine bio végétarienne dans le nord-est bobo parisien, un quartier vegan a carrément poussé aux abords du canal Saint Martin.
 
Thés, produits de beauté et même rhum arrangé se côtoient sur les étals "commerce équitable"
    Ces cantines sont obligées de jouer sur les saveurs et l'imagination pour concurrencer la cuisine traditionnelle qui  elle peut tout se permettre; je dois même confesser qu'à Montreuil j'ai découvert un veggie burger qui n'a rien a envier aux burgers traditionnels.   
 
Des pâtisseries power ball  énergétiques
   Ce qui surprend le néophyte c'est que l'univers vegan ne s'arrête pas du tout à la cuisine, tous les secteurs du quotidien sont touchés, du sport aux produits de beauté, des frinques à la lecture, de l'art aux associations de protection animales..
 
Le burger de weed made in hollande a eu un franc succès.
    Au final on ne ressort pas en ayant tout compris des nuances entre les vegans, les végétariens, les végétaliens et même j'ai vu les flexituriens, mais on passe un bon moment à déambuler entre les stands, à gouter ici du chocolat, là des saucisses, et encore plus loin un je ne sais trop quoi, petite balade en images...
 
Mets de l'huile..de chanvre
Défilé de jolies filles chez les incontournables Sea Shepherds
Y'avait même des super héros
De l'art vegan
Des épîces
Des produits avec 0% de trucs chelous dedans
De nombreux stands cuisinaient live et proposaient gratuitement leurs créations
Et j'ai bien sur acheter de quoi faire des punchs gingembre et bissap
    On a échappé à tout militantisme et autres donneurs de leçons, même aux abords des stands un peu "radicalisés". Le salon s'est tenu dans une atmosphère conviviale, j'ai cru comprendre que ceux qui ont voulu arrivé tôt ont eu de gros soucis pour rentrer à cause du nombre de participants. Pas sur que tous les préjugés soient tombés mas c'était indiscutablement une chouette balade au pays des veggies.
 
N. 
 
 

 

dimanche 2 octobre 2016

Nuit Blanche 2016, sur les traces de Poliphile

    Hier avait donc lieu l'un des derniers incontournables de l'année, la fameuse Nuit Blanche qui offre aux noctambules une balade au pays de l'art contemporain, au travers d'installations surprenantes parfois, déroutantes souvent.

Nuit Blanche 2016 - La Conciergerie
     Sous la direction du directeur du Palais de Tokyo, le thème était la quête initiatique et l'amour, en suivant les traces d'un certain Poliphile, héros d'un roman médiéval qui a rêvé d'une nymphe et décidé de la poursuivre malgré les épreuves.  

Lac gelé et forêt enchantée sur le parvis de l'Hôtel de Ville pour commencer la balade
Nuit Blanche, mode d'emploi
 
     En caricaturant un peu il y a deux façons d'appréhender la Nuit Blanche. Il y a ceux qui ont bossé le programme et qui foncent d'installations en installations, l'appli dans une main le guide papier dans l'autre, optimisant les déplacements histoire de voir un maximum de choses. Ceux-là sont souvent en groupe de deux, souvent des femmes.

Trompe l'œil dévoilant un intérieur inondé de la Conciergerie
   Et puis il y a les autres dont nous faisons parti, ceux qui ont regardé le programme sans vraiment retenir et qui déambulent un peu au hasard en espérant tomber sur une œuvre au détour d'une rue. Ambiance "tiens y a du monde là bas doit y'avoir un truc sympa", plus fun mais moins efficace. J'avais coché trois choses à voir absolument et bien évidement, à chaque fois que j'y ai repensé, nous étions à l'opposé géographiquement.

Des projections sur les façades
     On peut également croiser le déconnecté, celui qui n'est au courant de rien et qui s'étonne de voir tout ce monde qui semble se déplacer en bancs, dans une sorte de danse synchronisée. 

Tour de Babel en chaises et vêtements symbolisant l'humanité à l'Eglise St Merri
La touche Palais de Tokyo
 
     J'étais content d'apprendre que la direction artistique de cette Nuit Blanche avait été confiée à Jean de Loisy le directeur du Palais de Tokyo qui reste à mon sens le lieu le plus avant-gardiste de Paris. 

La traversée magique du Pont des Arts plongé dans l'obscurité, au dessus d'une eau verte et baigné des chants inquiétants des nymphes

Les énormes enceintes remontent le chant lourd des nymphes depuis les profondeurs
    On pouvait donc s'attendre à quelque chose de très surprenant voire provocant, mais le curseur a plus été mis sur une émotion partagée à l'attention de tous, et pour moi c'est la Nuit Blanche la plus réussie des quelques unes auxquelles j'ai participé.

Jets d'eau, stroboscope et gros sons
   Et puis quel plaisir d'entendre à nouveau parler anglais ou chinois dans Paris, les derniers évènements avaient été boudés des touristes pour des raisons de sécurité, mais hier soir tout le monde ou presque était là.

Gros succès pour ce passage piéton inspiré de la photo des Beatles sur Abbey Road, que le public était invité à venir traverser en dansant.
    Au passage un gros effort a été fait sur la sécurité mais il ne faut pas rêver, vu l'affluence les vigiles ont vite été débordés et je n'ai pas ouvert mon sac une seule fois, on mettra ça sur ma bouille sympathique.

Les ingénieur du CNES viennent faire la pub de leur installation Vertige (que je voulais voir et que bien sur j'ai ratée)
Y'en a aussi qui bossent...
Les cœurs brisés sculptent des cœurs sur le Pont d'Arcole
      Passé minuit des groupes de jeunes prennent possession des lieux, guitares ici, enceintes bluetooth là, l'odeur de l'herbe et le bruit des bouteilles de bières  un peu partout, dans une ambiance très bon enfant.

2 heures du mat, dernière balade sur les voies sur berge avant retour maison
   Une excellente soirée en attendant la prochaine Nuit Blanche que je me suis promis de vraiment préparer
 
 N.

mardi 20 septembre 2016

De la Mode et du Design

     Paris s'est développée à l'ouest on ne sait pas vraiment pourquoi, sans doute pour aller en direction des anciennes capitales royales comme Versailles ou St-Germain en Laye.  

Kashink à la Cité de la Mode et du Design
  Pourtant depuis quelques années ça bouge à l'est, et tout le monde a pu voir apparaître sur la rive gauche (celle qui sert à rien) cet espèce de "machin vert" au design futuriste, serpent de verre, de fer, et de béton armé, sans savoir vraiment ce qui se cachait derrière.

De la Mode et du Design
Cité de la Mode et du Design
 
     Paris s'est donc développée à l'ouest, mais depuis peu existe un programme officiel de développement de l'est parisien dont l'objectif est d'équilibrer et d'harmoniser la ville. La rive droite avec son axe Beaubourg - Marais - Bastille - Bercy - Nation n'est pas vraiment concernée car elle concentre sans doute ce qu'il y a de plus sympa sur Paris.

Les escaliers en avancée au dessus de la Seine
     Par contre la rive gauche baignait jusqu'à peu dans un espèce de désert "divertisso culturel", en gros y avait rien à faire. Ainsi de grands travaux ont été lancés pour essayer de rendre le quartier attractif et attirer les foules, et le pari est en passe d'être gagné, l'un des projets étant la Cité de la Mode et du Design.

Roof top bars
     Ancien lieu de stockage du bois puis magasins généraux, le grand bâtiment a été loué par le port autonome pour une durée de 50 ans à la ville de Paris pour que cette dernière puisse y faire..whatever the fuck, et de la est né le projet des docks de Seine. Un couple d'architectes audacieux maitrisant les derniers logiciels, on casse tout en ne gardant que la structure en béton armé et on recouvre de fer et de verre.  Attendue en 2008, la cité a finalement été inaugurée en 2012 et a peiné à se faire connaître et faire sa place.

Un complexe et pas un Musée

   Nous sommes nombreux à penser que le lieu est un musée, mais pas du tout. Ce complexe dont le nom exact est "Les docks - Cité de la Mode et du Design" héberge pas mal de choses dont une école très haut niveau de mode et de design.

Sur le toit on peut profiter du soleil et d'une superbe vue sur la Seine
Bars, boites et restaurants

    En plus de l'école, on peut y trouver des bars et des restaurants, ainsi que des lieux prisés des clubbers tels le Wanderlust qui parait il permet des rapprochements (private joke), et le Nüba, restaurant club organisant de multiples évènements allant du food truck festival à la brocante suédoise.

Ambiance nordique au Nüba
Les détails ici pour le Wanderlust et le Nüba

What do you have on tap ?
La célèbre passe de l'ours et du chaudron magique... ou pas
Ici tout est temporaire

      Que ce soit le musée (et oui il y en a quand même un), les salons ou les expos du sous sol, ici tout est temporaire. 


Art Ludique le Musée
    Le musée Art Ludique consacré au divertissement occupe une grande partie du premier étage et n'a pas encore de collection permanente, il enchaine donc les expos temporaires comme celle plutôt réussie sur les Studios Blue Sky qui ont réalisé Epic, Rio ou encore la série des Age de Glace.

Une balade numérique haute en couleurs.
   Au delà des couleurs des planches extraites des différentes animations, le point le plus intéressant à mon sens reste cette étude philosophique sur pourquoi rit on de Scrat. Pourquoi rit on de ce petit écureuil qui souffre et se fait mal en courant derrière ce gland qui finit toujours par lui échapper ? A quoi sert ce personnage qui ouvre et ferme chaque épisode et n'a au final que très peu d'intéractions avec l'histoire et les personnages.


    Bon je ne suis pas fan de ceux qui s'écoutent parler, mais cette étude qui tente à montrer que quand on se moque de Scrat on se moque de nous et de notre quête d'un bonheur impossible est plutôt bien étayée, il y a même un parallèle avec le mythe de Sisyphe qui pousse pour l'éternité son rocher en haut d'une colline pour le voir retomber de l'autre coté. On peut donc philosopher sur tout, y compris sur l'Age de Glace.

Les salons et le sous sol
   
     Le salons aussi sont temporaires, ils sont loués a qui le veut (et en a les moyens) comme par exemple dernièrement Harley Davidson. Je les ai visité complètement vides ce dimanche lors des journées du patrimoine, c'était étrange.

Peu de monde pour la visite des Docks lors des journées du patrimoine
    Enfin le sous sol est d'autant plus temporaire qu'il est en zone inondable et a d'ailleurs été inondé lorsque la Seine nous a fait un caprice en juin. Pour le coup une expo street art consacrée à l'eau est en cours en ce moment.

Le street art toujours plus à la mode, ici de la peinture plus que réaliste
   Là encore le fait de visiter avec les journées du patrimoine a permis d'avoir un éclairage sur les œuvres et les artistes. Si vous passez dans le coin, allez y jeter un œil c'est sympa.

La jolie petite sirène
Et mon coup de cœur, la pieuvre qui peint en se servant de l'encre d'une.. seiche


Le bonnet de Cousteau ?
   Au final ce fer de lance du renouveau de l'est de la rive gauche reste une bonne adresse;  une petite expo à Art Ludique (la prochaine sera sur Disney) suivie d'un coucher de soleil depuis le roof top et d'un verre au Nüba, le tout en bonne compagnie, ca le fait.

Les infos ici

Bonne soirée

N.

 

dimanche 11 septembre 2016

Carnaval à Carnavalet

  Le Musée Carnavalet a 150 ans, comme tous les vieilles personnes il a besoin que l'on s'occupe un peu de lui et va donc fermer quelques temps pour revenir tout beau et en pleine forme. Comme ses voisins les Musées Picasso et Cognacg Jay il occupe un (même deux) magnifique hôtel particulier du Marais historique au cœur de Paris, dans un des quartiers les plus agréables de la capitale .  

Devil in disguise
     A la veille de fermer ses portes et de lancer les travaux, cette immense boite à souvenirs a eu l'excellente idée d'organiser un Carnaval pour dire au revoir de la pus belle des façons. 
Les jardins
Un Carnaval aux chandelles

     Un peu comme on sait si bien le faire à Vaux le Vicomte, des chandelles ont été installées partout dans les jardins pour renforcer l'aspect féérique du lieu. Les ombres et les fumées ont vraiment joué leur partition à la perfection pour transporter les visiteurs dans un monde onirique.  


     Musiques et danses sont venues compléter le tableau pour le plus grand bonheur des visiteurs. Le Musée Carnavalet n'a pas vraiment communiqué sur cet évènement, sans doute pour limiter l'audience, et il fallait voir l'émerveillement de ceux qui passaient par hasard devant le musée et qui découvraient les jardins illuminés.

Danses tourbillonnantes sur musique d'époque
     Il y a quelque temps ce genre d'évènement aurait attiré toute la ville et donc il aurait fallu attendre des heures pour pouvoir accéder au lieu. Les tragiques évènements ont dû en faire cogiter certains, en y ajoutant la discrétion qui a entouré l'évènement nous n'étions au final pas si nombreux à remonter le temps en nous promenant sous les alcôves.

     Petite balade en images...

Des chandelles jusque sur les toits
Des déguisements sexys

On pouvait également déambuler à l'intérieur
Un Musée sur l'histoire de Paris
Un Musée la nuit c'est une autre ambiance
Dans les recoin, des surprises

Des Marianne de toutes les couleurs

Et des déguisements au top
   Une bien belle soirée, c'était une magnifique attention d'inviter gracieusement le voisinage à venir festoyer, c'était également courageux de maintenir d'autant plus que tout était gratuit il n'y avait rien d'autre à gagner que de faire plaisir aux gens.

   Prochain article sur le Paris éphémère, tous ces lieux qui ont jailli de nulle part pour enchanter l'été.

N.