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vendredi 25 août 2017

Dior, j'adhère

    Bon la règle était clairement établie: le premier ou la première qui laisse échapper un "Dior j'adore" pendant la visite paye un apéro, et un gros. Le weekend dernier nous sommes dont partis à la découverte du somptueux Musée des Arts Décos qui abrite depuis début juillet l'expo de l'été, sans doute celle de l'année: les 70 ans de la Maison Dior.
 
L'escalier du musée des Arts Décos
   L'occasion de s'immerger quelques heures dans le monde sans doute le plus éloigné des réalités et du quotidien, balade au pays de la haute couture et du luxe made in France...

Harley Quinn touch
Emportés par la Fool
   
     La première chose qui me vient: n'y allez pas ! Enfin pas tout de suite car l'expo va durer jusqu'en janvier, et si j'ai l'habitude d'écrire que tout Paris était présent, là on peut même y ajouter l'Europe et l'Asie... 
Le superbe escalier qui mène aux expos
  Enfin l'avantage quand même d'y aller en Août c'est qu'on échappe au tourbillon bobos-jeunos-hétéros-branchés-gays qui gravite ou prétend graviter autour de la mode, et qui critique, commente, se pâme, et parfois s'extas...y.
Le masque de Toutankhamon ça va avec tout
   Pas de "amaaazing" chez les aoûtiens, juste le plaisir de découvrir un monde aux antipodes, un monde qu'on maîtrise aussi bien que les équations différentielles de propagation de la chaleur dans une barre de fer. 
     
Le couturier du rêve

    L'expo consacre deux salles à la vie du couturier avant de plonger le visiteur dans les créations. On y apprend que Christian Dior est né au début du 20 ième siècle au sein d'une famille de riches industriels normands. Passionné d'art il va s'essayer un peu à tout sans connaître de grand succès jusqu'à ce que ses riches amis qui croient en lui le poussent à dessiner des costumes.


Les première collections
  Finalement c'est après la seconde guerre mondiale, en 47 (+70 = 2017) qu'il ouvrira la Maison Dior rue Montaigne, c'est là qu'il va remettre la France au centre du luxe et au sommet de la Haute Couture. Dior va révolutionner la mode en mélangeant styles et époques, dans une volonté d'habiller la Femme de la tête aux pieds en ne laissant rien au hasard, pas même le parfum. Il va mourir jeune, à peine plus de 50 ans, en 1955.


Mélange d'époques et de cultures
Une expo onirique

   L'expo est consacrée au 70 ans de la maison et va bien donc bien au delà des dix années de règne de son créateur. On se balade au fil des époques et on peut voir l'évolution des styles avec les six créateurs qui se sont succédés à la tête de la maison, d'Yves Saint Laurent à Maria Grazia Chiuri en passant par l'enfant terrible John Galliano.

Le spectacle est aussi dans la salle


La salle de Danse
   Un petit mot sur le lieu en passant, le Musée de Arts Décoratifs est un petit bijou logé dans une aile du Louvre. Consacré aux arts appliqués, il propose en plus des collections permanentes des expos temporaires ou des happenings très populaires, comme il y a quelque semaines la possibilité de se "baigner" dans une immense piscine contenant 300000 balles en plastiques (plusieurs heures d'attentes pour y rentrer)



   La scénographie assez magique a dû coûter une blinde, ce qui peut expliquer que l'on laisse rentrer beaucoup de gens pour rentabiliser. Une expo à ne pas manquer si on est dans le coin; pensez à réserver les places sur le web pour prendre le coupe file (et hop une heure de gagnée) et allez y tôt sinon vous arrivez dans les dernières salles en même temps que ceux qui entrent un peu avant la fermeture, qui n'ont pas le temps de tout voir, et qui commencent donc par la fin pour ne pas manquer l'essentiel.. gros embouteillage...


Loft de caractère, belle hauteur sous plafond,
   Au final un bel écrin, de magnifiques créations, une promenade onirique, des good looks et des good lookings dans la salle, un incontournable de la rentrée, les détails ici
 
  Je finirai pas une petite pensée pour nos amis espagnols et le vivre ensemble.
 
   "Querida España" 
 
     N.

dimanche 11 juin 2017

Escapade à Firenze

        "Berceau de la Renaissance", "ville des amoureux".. les qualificatifs ne manquent pas pour la jolie capitale de la Toscane. Entre histoire, culture, et surtout dolce vita, Florence est sans doute le point de chute idéal pour se balader le temps d'un weekend et rayonner dans les magnifiques collines du Chianti
       Petite escapade dans la ville des Médicis...

Carte Postale, le Ponte Vecchio
La Renaissance késako

   Pour faire court au sortir du Moyen Age un nouveau courant humaniste et artistique va naitre à Florence et s'inspirer de l'antiquité pour renouveler les arts, les sciences, l'architecture, la religion... bref tout révolutionner.

Florence carte postale, le Ponte Vecchio
     Le courant est financé par de riches marchands et banquiers parfois véreux mais qui se découvrent soudainement humanistes et vont faire du mécénat. Ce courant baptisé Renaissance va s'étendre à toute l'Europe et la transformer radicalement.

Florence carte postale, la Cathédrale Santa Maria del Fiore
    L'art n'est plus uniquement orienté vers la religion mais vers l'homme, les châteaux forts imprenables laissent place à des palais privilégiant l'esthétisme, on redécouvre la philosophie antique des Platon et autres Aristote

Florence carte postale, crépuscule sur l'Arno
     Difficile ne pas évoquer au passage la Maison Medicis, une (grande) famille de marchands, banquiers puis politiciens qui vont être étroitement associés à cette période de redécouverte, et qui vont infiltrer le pouvoir à tous les niveaux puis finir par le prendre, en produisant rois, reines et papes.

Les couleurs de Toscane
   Si on prend uniquement la peinture les noms qui sont liés au courant sonnent un peu dream team, avec Da Vinci, Raphael et Michel Ange pour le trio d'attaquants.

La Ménagère

   L'endroit qui m'a le plus marqué est la Galerie des Offices La Ménagère, un concept store que j'ai trouvé par le plus pur des hasards.

La Ménagère, le QG
  Coup de foudre immédiat, le lieu deviendra notre QG pendant le weekend qui précèdera la semaine de taf. Le bâtiment est un magasin historique de fournitures, il été réhabilité pour le projet.

Prosecco
   La Ménagère est à la fois un bar, un restaurant, un fleuriste et un magasin de déco. Si vous passez par Florence, allez y prendre un spritz ou un café vous ne serez pas déçus.

La fleuriste
Les cuisines
   Que ce soit l'équipe de jour ou celle de nuit (plus déjantée) l'accueil est extra, les prix sont raisonnables, toutes les infos ici
 
L'équipe de nuit
  Au passage l'accueil était super partout, pour une ville aussi touristique c'est quand même très agréable.

La Dolce Vita
  
     L'Italie c'est aussi la Dolce Vita, cette façon de prendre du plaisir et de profiter de la vie sans se stresser. A moins de s'aventurer dans les musées (et pour le coup il vaut mieux avoir booké les places à l'avance) la carte postale se fait assez vite, ce qui laisse le temps de profiter des douceurs de la ville.

Dolce Vita, aux premieres loges pour le coucher de soleil
   Comme la ville est dans une cuvette et qu'il y fait très chaud on multiplie vites les stops pour une glace, une bière ou un café, mais ici le dieu cocktail c'est le (jésus) spritz.

La Passion du Spritz
   Dès que le soleil commence à descendre les terrasses font le plein, et s'il n'y pas pas la place pour s'assoir rien de grave, on embarque son verre et on s'installe sur les ponts pour profiter du cadre.

Dolce Vita, apero time
Pasta et Pizzas
  
     Même si on n'est pas à Naples, ici les pizzas c'est aussi une institution. Pour 6 euros vous pouvez en déguster des terribles en s'éloignant un peu de l'hyper centre touristique.

Artiste in situ
Pizza et Chianti, le meilleur des remèdes
    Tout comme la gastronomie japonaise ne se limite pas aux sushis, la cuisine italienne va au bien delà des pizzas, on trouve de superbes trattorias un peu partout ou l'on peut découvrir les spécialités locales, et  pour bien moins cher qu'à Paris. Un lieu assez atypique est le marché central qui propose une food court de qualité où on peut gouter les produits des artisans du coin.

Food court du marché central
  La vraie spécialité de Florence c'est un espèce de sandwich à la charcuterie ou autre, le Lampredotto, mais pour le coup les adresses qui le proposent sont prises d'assaut, il y a facilement 50 mètres de queue, on a vite abandonné pour retourner à... la Ménagère.

Effervescence chez les vendeurs de Lampredotto 

Petite balade en images
  
      Et pour finir une petite balade en images de la capitale de la Toscane...

Cappucino pour bien commencer la journée
Et c'est parti pour une longue journée en immersion
La carte postale pour commencer, c'est vite fait
Le véritable Joey Tribbiani, qui fait de l'oeil à toutes les passantes pour les inciter à entrer commander
Ici aussi c'est l'état d'urgence
Pour échapper à la chaleur les Jardins de Boboli
Peine perdue c'est un four aussi, mais avec une jolie vue sur la ville
Pour échapper à la chaleur, c'est les musées ou les églises
Au sud ouest du centre historique c'est le quartier un peu roots
Florence aussi a son quartier mi altermondialiste, mi bobo
Le soleil commence lentement à décliner sur l'Arno
Sens interdit
La rue des Jolies filles
Ce soir c'est finale champions league, direction un pub où les filles ne paient pas si elles donnent leur soutif
Supporters dans le miroir, c'est Madrid qui l'emportera pour le bonheur des florentins, grands ennemis de la Juventus de Turin
La religion omniprésente veille sur la ville
La cathédrale by night
Place du Duomo, animée jusque tard
Time to go, nite nite Firenze
   Un excellent weekend florentin, à suivre des balades dans le Chianti et ma ville préféré en Toscane, la jolie Lucca.

  Buona serra

  N.


samedi 20 août 2016

Petite soirée impro au Palais de Tokyo

  J'aime le Palais de Tokyo au point de m'y être abonné, et quand on est abonné on peut improviser des visites sans avoir potassé le programme, juste au feeling. 
 
Tokyo tape


     Hier soir en compagnie de la fille d'un pote et d'une de ses amies on s'est donc improvisé une chouette visite surprise dans le centre d'arts le plus gothico-intello-barré de Paris. 
 
 Houellebecq, "rester vivant"
    
     Michel Houellebecq même si on ne l'a jamais lu on ne peut pas ne pas le connaître, ne serait ce que pour son coté agaçant et polémiste. Le Palais de Tokyo lui consacre donc une grande expo, non pas une expo sur lui, mais une expo faite par lui.
 
Une expo souvent torturée
      L'un des plus grands auteurs français a donc eu carte blanche pour faire rentrer ses fans et ses détracteurs dans un univers poétique parfois, dérangeant souvent.
 
Un aspect moins connu de Houellebecq, son amour de la photo
     L'expo se présente comme un labyrinthe parfois sombre, parfois lumineux et coloré, ou l'auteur présente tour à tour ses fantasmes, son mal-être et ses centres d'intérêts. Parmi ses centres d'intérêts on pourra noter les jolies filles et, plus surprenant, cette grande pièce consacrée au tourisme.
 
Quelques passages un peu sulfureux pour soigner la légende
L'intérêt tardif de l'auteur pour le tourisme
    Je pense que les fans de l'auteur verront dans l'expo beaucoup de références à son œuvre (à commencer par le titre), mais pour ceux qui comme moi ne l'ont jamais lu on passe quand même un très bon moment en enchainant les différents univers qui le hantent et ne laissent pas indifférents.
 
Les autres expos du moment
    
    Le truc sympa au Palais de Tokyo c'est qu'il y a toujours beaucoup d'expos, donc forcément même si on aime pas tout il y en a toujours une qui vous transporte ou vous touche.

Même les vestiaires sont design
     On pourra donc voir dans le désordre Mika Rottenberg, une artiste  d'origine sud américaine qui propose une balade complètement disjonctée dénonçant au travers de films et d'installations délirantes les ravages du monde du travail sur les corps. Au passage l''entrée de l'expo de Rottenberg est géniale.

Les films engagés et bien barrés
Des installations où il vaut mieux lire les explications pour comprendre ou elle a voulu en venir
   Il y a parfois l'installation "foutage de gueule", là je décernerais la palme au sud africain Bopape pour son Untitled (of occult instabilty).

Occult instablity....mouais
    Il y a comme d'habitude une bonne dizaines de mondes totalement différents à visiter sur les trois niveaux, et comme toujours le sous sol offre une balade délirante au milieu d'œuvres diverses rassemblées sous le nom de Palais des Monteurs. 
 
Le Palais des Monteurs

Toujours une ambiance particulière dans les sous sols du palais
     Petit film d'ambiance  pour terminer la balade, "dont be a pussy"
 
  
 
      Comme d'habitude une bonne soirée bien dépaysante au Palais de Tokyo, si vous êtes de passage sur Paris n'hésitez pas à y aller, en plus contrairement aux autres le Palais ferme à minuit.
 
       Le Palais de Tokyo a été mon premier article blog, je le remets par pure nostalgie
        
       Pour la suite des balades dans les petits musées parisiens comme le Musée Picasso ou encore le Musée de la Vie Romantique.
 
 Bonne soirée
 
   N.