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samedi 10 février 2018

Shanghai, suite et fin

      Difficile de trouver deux heures depuis mon retour pour écrire la fin du voyage, heureusement il y a du wifi dans les TGVs depuis quelques temps, c'est l'occase ou jamais de finaliser la balade à Shanghai. Je me me concentre et me replonge deux semaines en arrière.. le weekend se termine doucement sur Shanghai, la météo annonce de la neige ce qui n'est pas commun. Je suis un peu déçu car je vais la rater, je ne sais pas encore qu'en matière de neige j'allais être royalement servi à mon arrivée sur Paris.

Shanghai, fin du we
     Les gens ici ont tendance à dire que Shanghai c'est pas la Chine. Un peu comme New York pour les Etats-Unis ou encore, toutes proportions gardées, comme pour Marseille qui a toujours su cultiver sa différence. Les points communs sont faciles à trouver entre ces trois grandes villes atypiques, celui qui saute le plus au yeux est sans doute leur coté sulfureux et rebelle, à l'ombre de leurs capitales respectives. Après avoir parcouru l'ancienne concession française dans toutes ses largeurs, cap sur la veille ville au sud est de l'hypercentre. 

Direction la vieille ville

La vieille ville, les jardins Yu

   La vieille ville garde le plan des anciennes murailles, et héberge en son cœur un immense bazar entourant les jardins Yu dont les shanghaiens sont très fiers. Le bazar est un labyrinthe d'échoppes et de boutiques souvenirs. Très, voire trop animé, on est très heureux de pouvoir échapper aux divers rabatteurs et vendeurs de contrefaçons en s'éclipsant au cœurs des jardins.
Le bazar de la vieille ville
Échoppes et restaurants, très touristique
   Les jardins Yu forment sans doute le spot le plus touristique de la ville. J'y suis allé un lundi de janvier et il y avait déjà grave du monde comme on écrit dans les copies philo lorsqu'on vise la mention, un weekend en pleine saison il vaut mieux arriver grave tôt.
 
Yu gardens, le Shanghai touristique
   Pavillons et miroirs d'eaux entraînent le visiteur cinq cent ans en arrière dans la période Ming, à ne pas confondre avec l'empereur Ming de la planète Mongo combattu par Flash Gardon, et qui nous vaut la scène culte "Death To Ming" du film "Ted". Bon ok j'ai vu le Shanghai touristique, je vais maintenant sortir de là pour aller découvrir la vieille ville dans ce qui lui reste d'authentique. 

Balade dans les jardins Yuyuan

La vieille ville, la vraie...

   La vieille ville ne s'arrête heureusement pas à ce bazar un peu attrape touriste, tout autour on peut trouver les façades décrépies de la Shanghai du milieu du 20ieme siècle, avec ses temples et ses marchés, petite balade dans le temps... 

Balade dans la vieille ville

Thé, herbes ?... les couleurs de la vieille ville

  A force de snapper à tour de bras le drame est arrivé: un gars a passé sa tête juste au moment ou je photographiais une affichette du parti sur un  mur, je me suis excusé mais je suis bien sûr tombé sur un ... muet. Le gars plutot sympathique mais n'ayant visiblement pas toute sa tête, a voulu m'expliquer que plus loin il y avait les jardins (Yu) et que c'était photogénique.

Le muet, l'affichette, et la photo...
    Et bien la morale de cette fable et qu'il est beaucoup plus facile d'échanger avec un muet quand vous ne parlez pas la même langue, car lui a l'habitude de s'exprimer avec les mains. Le souci était pour moi de lui faire comprendre que j'avais bien saisi le message, il était en boucle et je l'ai même senti motivé pour m'accompagner. Finalement ce nouvel ami a fini par vaquer à ses occupations, et j'ai pu continuer mon exploration.  


Shanghai casual
Le marché aux insectes...

        Les marchés sont incontournables lorsqu'on visite une cité, et s'il y a un lieu fascinant dans la vieille ville c'est bien son marché aux poissons, aux oiseaux et aux insectes. On ne tombe pas dessus par hasard, il faut passer entre deux magasins de fleurs pour pénétrer dans ce marché couvert.  

 
Ouvrez ouvrez....
     Si les oiseaux et les poissons sont les animaux de compagnie préférés des shanghaiens, les criquets sont considérés comme des portes bonheurs. On peut en trouver des centaines dans ce marché, dans un concerto assez envoûtant.
 
The Voice...
Choix cornélien
   Certains hélas viennent ici acheter des combattants, car il y a des combats clandestins de criquets. Ceux là peuvent passer beaucoup de temps à inspecter la bête sous toute les coutures avant de faire leur choix.
 
Cuisine, la suite....
 

   J'avais déjà abordé ce thème dans un article précédent, mais le sujet est vaste et mérite qu'on y revienne. Un des incontournables est la fondue chinoise ou "hot pot", c'est le plat convivial par excellence, un peu comme nos savoyardes et bourguignonnes.

 
Hot Pot
   On plonge les ingrédients (pas toujours bien identifiés) dans deux bouillons, dont un très pimenté. Attention il y a un ordre et un process à respecter sinon on peut sortir avec le ventre un peu en vrac. Plus de peur que de mal de mon coté.
 
red hot
     Dans les autres incontournables on trouve évidemment les raviolis à la vapeur. Attention, certains contiennent du bouillon, et quand on ne s'y attend pas et qu'on mord dedans il y a un effet gag garanti...
 
Le Crystal Jade, mon resto préféré à Xintiandi
Raviolis au bouillon, mordez dedans et le piège se referme...
   Le crabe est une autre spécialité de Shanghai. On choisit le type de crabe et la préparation, et on peut le partager car c'est copieux.  
 
Ambiance Nouvelle Angleterre, l'équipement est fourni avec...
   Attention certains guides ont des goûts de luxe, j'ai immédiatement compris en poussant la porte des toilettes de ce restaurant du Yunnan que l'addition allait être aussi épicée que les plats.
 

"Petit bain de fleur autour du lavabo, addition à 25 euros"
Dernière soirée à Lujiazui...

    Lujiazui, c'est le quartier d'affaires avec ses grandes tours qui dominent la rivière et le Bund. Impensable de ne pas aller passer une petite soirée là bas avant de rentrer.
 
Sunset sur le Bund
     La nuit tombe et les buildings s'illuminent doucement. C'est vrai qu'au pied de ces immenses tours on palpe la démesure, et on peut comprendre les scientifques qui affirment qu'à l'horloge du monde il est déjà minuit moins deux. C'est au passage ce que chantait deja au début des années 80 les Iron Maiden dans "Two Minutes to Midnight", les groupes de hard rock ont toujours été visionnaires.
 

Les chasseurs d'images sont de sortie pour la "Perle de l'Orient"
Le décapsuleur, la tour Jinmao et la Shanghai tower qui "pousse" pas droit 

   La veille j'avais tenté de monter en haut de la tour Jinmao, mais c'était fermé pour mauvais temps ("bad weather, see nothing"). Ce soir ce sera donc la  world financial tower, le décapsuleur pour les intimes. Les ascenseurs du décapsuleur vous amènent vite sur le toit de la ville, à plus de 400 mètres, mais bien en dessous de sa voisine la Shanghai tower.
 
96 ième étage, 435m
Depuis l'observatoire, la tour Jinmao et l'Oriental Pearl

La  vue sur le Bund, à gauche la Shanghai Tower qui s'élvève beaucoup plus haut
Selfies, snaps et facebook time dans l'observatoire 
   Dernière soirée c'est aussi l'occasion d'aller tester le Shanghai branché, direction le Flair le rooftop du Ritz-Carlton. Premier truc bluffant: l'accueil de l'hôtel se trouve...au 52 ième étage de la tour. Deuxième ascenseur et on débarque dans un bar à cocktails electro, discjokey, et jolies serveuses vous appellant par votre prénom.  
 
Ambiance electro branchouille au Flair


        Coté fréquentation on a droit aux golden boys locaux, et à quelques expats qui se prennent un peu pour les rois du monde, mais qui auraient du mal à frimer comme ça dans la nite life parisienne. En tant d'occidental seul, habillé jean baskets, vous êtes potentiellement un nouveau riche en visite d'affaires. Vous  bénéficiez donc d'un fort capital sympathie auprès de quelques jolies filles qui  sont peut être là pour mettre un peu de sauce soja dans leurs dimsuns. Coté tarif c'est des super cocktails à 15 euros, finalement les prix d'un café lambda parisien.
 
  Zàijiàn Shanghai
Direction le métro, demain départ à l'aube pour l'aéroport
  Tell the world i'm coming home...
 
     Et voilà c'est parti pour une longue journée de voyage, à commencer par 1h30 de métro pour aller tout au bout de la ligne 2 rejoindre l'aéroport international, ensuite l'attente, puis 13 heures de vol...
 
6h du mat dans le métro pour éviter le rush
   La Chine c'est facile d'y rentrer dès lors qu'on est en règle, par contre ça rigole pas pour en sortir. La sécurité de l'aéroport est très impliquée, tout est passé au peigne fin, et c'est avec une certaine appréhension que je me suis rendu au check bagage où j'avais été convoqué pour une anomalie. J'ai donc dû attendre mon tour, puis tout sortir devant des agents moyennement souriant.  Pas trop bien compris sur quoi ils avaient bloqué, mais bon finalement j'ai tout remballé et mon bagage est bien parti en soute, ouf...
 
Boarding time, China Estern pour Paris
   Un petit mot sur la compagnie, China Eastern a beaucoup de progrès à faire pour s'aligner sur les autres compagnies Sky Team. Alors oui le billet était cadeau (450 euros aller/retour) mais c'était quand même un billet Air France, opéré par la compagnie chinoise par le jeu des alliances. Il y a quand même eu un moment drôle, quand l'avion a commencé sa descente sur Paris et que les coachs Tai Chi se sont invités sur les écrans pour faire bouger les passagers. 
 
Beaucoup de succès pour le tai-chi

   Un vol smooth, mais la mauvaise surprise à peine sorti de l'avion de tomber sur un barrage de police pour contrôle des passeports. C'est quoi cet accueil, il y a de toute façon l'immigration à passer. Encore un grand moment quelques couloirs plus loin lorsque le gars qui aiguille pour les contrôles d'identités dit à une dame en articulant très fort "vous parlez bien français", et qu'elle lui répond "et oui, mais je vis ici moi...".

La jolie inconnue du Bund
    Au final une très belle experience, j'ai découvert une ville envoutante, une population bien installée dans son époque et qui semble globalement confiante en l'avenir. Des gens plutôt à l'aise, avec qui il faut et il faudra de plus en plus compter tant le barycentre de l'économie mondiale s'est déplacé à l'est.

    Maintenant j'ai des envies d'Hong Kong et de Macao, à suivre....  

    Zàijiàn

    N.


dimanche 28 janvier 2018

Weekend à Shanghai

    Les grandes villes occidentales possèdent toutes leur quartier asiatique. Pour certaines comme San Francisco ou New York ces chinatowns sont des villes dans la ville; suscitant la curiosité, la méfiance, et tous les fantasmes. De nombreux films ayant bercés mon adolescence comme "Gremlins", ou encore le cultissime "Jack Burton dans les griffes du Mandarin" du maître John Carpenter, entretiennent le mythe d'une chinatown mystique et surnaturelle.  On s'attend à y trouver Gizmo au fond d'une boutique poussiéreuse tenue par un mystérieux vieillard, ou encore tomber au détour d'une étroite ruelle sur une bataille rangée opposant esprits et mages orientaux.

Sunset sur le Bund
  Et bien Shanghai c'est une chinatown grandeur nature, de 30 millions d'habitants, mais dont on ne connaît pas grand chose finalement; même l'agent secret le plus célèbre au monde a attendu Skyfall pour venir y traîner ses gadgets. C'est donc parti pour un grand weekend dans la sulfureuse "ville sur la mer", théâtre des guerres de l'opium.

C'est parti pour l'exploration 

Keep it simple

    Quand je voyage loin et que donc, corollaire, il y a une certain décalage horaire avec la France, je fais au plus simple pour éviter les galères. Ayant  trouvé l'hôtel réservé pour le taf sympa et idéalement placé, je l'ai prolongé à mes frais pour mon weekend perso en via mon site de reservation habituel. Puis je suis allé leur expliquer que je gardais la chambre mais avec une nouvelle résa: entorse au règlement "keep it simple" car j'ai tout compliqué et y a eu panique à bord au desk. Il aurait fallu aller a l'accueil, faire mon check out de la résa taf, aller déjeuner dans le coin, puis revenir faire mon checkin.

La petite rue devant mon hôtel au matin dans le fog
    Only in Shanghai: j'ai trouvé une mystérieuse lettre dans ma chambre écrite par une femme de ménage qui me racontait qu'elle avait déduit que j'avais un ordi, et que donc elle me mettait à dispo un tapis de souris. Sauf que si j'en juge mes échanges, ni les femmes de ménages ni même les hôtesses d'accueil n'avaient le niveau en anglais pour écrire cette lettre. 

Cimer
   Alors qui et pourquoi ? J'ai ma petite idée mais je laisse le bénéfice du doute à la version de la gentille house-keeper qui prend soin de son client. Direction maintenant l'ancienne concession Française pour commencer mon exploration. Pour se déplacer le métro est la meilleure option. Peu cher et très performant, il permet de se projeter partout très vite.

La ligne 2
      Autre chose bluffante: des écrans courent le long des tunnels et permettent de balancer de la pub. Les pubs se calent sur la vitesse du train et le suivent; pour le voyageur, l'écran à sa fenêtre est immobile.  

Le film se cale sur la vitesse du train et le suit

L'ancienne concession Française

     Juste un peu d'histoire qu'on apprend pas forcément à l'école: au 19ième siècle les anglais exportaient massivement en Chine de l'opium produite en Inde. Lorsque les autorités chinoises ont voulu stopper ce trafic illégal, une "guerre de l'opium" les a opposés au Royaume-Uni et alliés (dont nous), guerre que les chinois ont perdu.


Balade dans l'ancienne concession française

    En conséquence les autorités chinoises ont du accepter la commercialisation de l'opium (financée au passage par la banque HSBC) et quelques autres traités dits inégaux, comme la gestion administrative de certains quartiers par des puissances occidentales. L'ancienne  concession française qui se trouve juste au sud-est dans l'hyper centre, est aujourd'hui sans doute le quartier le plus agréable de la ville.

Le calme de l'ancienne concession française
Belle inconnue aux vélibs

L'ancienne concession Française - Xintiandi et Tianzifang

    Épargnée par les grandes tours, l'ancienne concession héberge aussi des vieux quartiers qui ont échappé aux bulldozers, et qui sont aujourd'hui très prisés des locaux et des touristes.  

Beaucoup de succès pour le quartier de Tianzifang, ses boutiques et sa street food 
Une petite faim ?
Les portraits en découpe papier

    Pour les sorties le soir Xintiandi est le spot idéal, longtemps réservé aux visages pâles aujourd'hui les chinois en profitent majoritairement. Ce qui est assez drôle c'est que les jeunes sont plutôt réservés, c'est les vieux qui font décoller la soirée après quelques bières, et les jeunes finissent par venir participer.

Xintiandi, pour les sorties

     J'ai passé d'ailleurs une soirée assez sympa, arrivé seul la barmaid m'a placé devant la scène à la table d'un chinois en lui demandant de me faire une place. Le gars n'a pas osé refuser sauf qu'il attendait une "date", donc je lui ai gâché un peu la soirée quand la miss a débarqué et qu'on s'est retrouvé serrés tous les trois. 

Le Musée de l'affiche de propagande

     A l'ouest de la concession on peut trouver une pépite : le musée de l'affiche de propagande. Ces dernières années les autorités en place ont pris le parti (c'est le cas de le dire) de faire disparaître toutes ces affiches qui ont accompagné l'histoire de la Chine depuis la création du parti communiste jusqu'à la guerre froide. Heureusement une poignée de passionnés en a sauvé quelques centaines, et les expose au sous sol d'un immeuble d'habitation au cœur d'une résidence, pas facile à trouver.

Propaganda
  On parcourt toutes les périodes au travers de ces affiches qui sont annotées, parfois même en français, pour donner quelques explications. C'est souvent drôle, et en sortant on se rend compte que les mêmes techniques sont utilisées aujourd'hui dans les affiches publicitaires.

Les centres commerciaux

   L'ancienne concession héberge également certains des plus grands centres commerciaux. On y trouve enseignes de luxe, grands restaurants, et une certaine concentration de jolies filles. La Chine est entrée dans la grande consommation au moment ou nous allons sans doute commencer à penser en sortir. Les malls sont démesurés, nos Printemps et autre Galeries Lafayette sont presque relayés au rang d'épiceries de quartier. 

Mall IAPM dans la concession, luxe à tous les étages

La cuisine

  Avec sa taille et ses multiples régions, l'offre culinaire est plus que variée. On est bien loin de nos restos chinois "Palais d'Asie, dégustation sur place ou à emporter...", ici les établissements sont plus ou moins spécialisés par régions. 

La couleur rouge typique de la cuisine épicée du Sichuan, ma préférée
   Certains restos sèment de petits indices sur le type de plats qu'ils proposent.

Tiens il a l'air marrant ce resto, j'espère que les plats ne sont pas trop épicés...

    D'une région à l'autre les saveurs changent radicalement. Mais globalement c'est une cuisine qui n'est pas faite pour manger seul, les plats sont trop copieux donc dans l'idéal il faut être cinq convives et en partager trois (dit théorème de Niko).


Les samossas à l'agneau de la cuisine Bai rappellent la cuisine nord africaine
   Niveau budget on mange très bien entre 5 et 10 euros, si on commence à rajouter bière ou vin ça double. Coté raviolis il y a aussi l'embarras du choix, dans la concession à Xitiandi on peut trouver "Din Tai Fung" le spécialiste: la maison mère à Taiwan  a même reçu une étoile au Michelin. Il y a toujours un peu d'attente, on peut s'asseoir dans le couloir en attendant d'être appelé au micro, tarif entre 15 et 20 euros avec la boisson.


Attente pour Din Tai Fung
On peut même trouver de l'Asahi japonaise qui change un peu de la Tsingtao chinoise un peu fade

Le M50

  Au nord de la concession, assez proche de mon hôtel, on peut trouver le M50, un squat artistique au cœur d'une ancienne usine textile désaffectée. La crème de l'art contemporain a  investi les lieux et expose ses oeuvres aux bhô-bhô shanghaïens et aux visages pales en visite.

M50, un labyrinthe dédié à l'art contemporain
     Il y a quelques petits squats artistiques sur Paris mais rien d'équivalent à cet immense lieu. Contrairement à chez nous ou on aime bien s'y balader mais on achète peu, ici les nouveaux riches sont friands d'acquérir les signes extérieurs de leur nouveau status, les artistes peuvent espérer faire de belles ventes.

Bobos locaux
    Le M50 est un lieu où on peut se perdre, on est totalement livré à nous mêmes, il n'y a qu'à pousser les portes pour pénétrer les univers.

Balade sur les corniches du M50
   Un excellent début de weekend dans la ville où tout est permis, à suivre la vieille ville, les temples, et Lujiazui le quartier des grandes tours.

   Xiexie
   N.