lundi 16 janvier 2017

Shibuya, Asakusa, Tokyo 1/3

    Il y a souvent entre une grande ville et son aéroport un espèce de no man's tristoune qui peut donner une fausse première impression de la destination. Rien de mieux de que d'arriver par le train car on arrive souvent en plein centre, et dès qu'on sort on sait si on va vivre le coup de foudre ou un amour raisonné.
 
Oups... la sœur de Guy Roux semble vivre a Shibuya
    Après 3 jours à parcourir la belle et douce Kyoto je vais finir ma balade nippone dans la frénésie tokyoïte, et pour que l'expérience soit encore plus forte j'ai choisi Shibuya le quartier le plus animé pour poser mes valises...

Shibuya le matin, le calme avant la tempête
     Déjà première surprise avec l'ambiance shogun de l'hôtel, on est immédiatement ramené à l'époque Edo où les samouraïs faisaient parler le sabre.

Ambiance lourde à l'étage
 Shibuya... Shibuya...

   Je l'ai entendue quelquefois cette annonce lors de l'entrée en gare du JR train. Shibuya n'est pas touristique; il n'y a ni musée, ni temple, ni jardin, ni mème un de ces immeubles art-déco qui fait frissonner les lecteurs du lonely planet.

Effervescence permanente dans les rues de Shibuya
     Shibuya c'est avant tout une ambiance frénétique au rythme des néons, de la musique pop et des annonces qui tournent en boucle, au point qu'à la fin on finit par les connaître par cœur. Shibuya c'est aussi le quartier qui fait la mode du moment, la jeunesse vient se fringuer dans ses boutiques tendances, comme le 109 (qui se prononce To-kiu) qui ne désemplit jamais.

Le 109... pour les femmes, il y en a un autre aussi grand à l'opposé version mâle
     Dans le nord du quartier, à Harajuku, on peut trouver une des rues les plus délirantes question fringues: la rue Takeshita. C'est une sorte de laboratoire qui insuffle un peu de folie dans la mode tokyoïte.

La rue Takeshita
Haa, enfin les soldes..
   Comme toujours il a vite fallu que je me trouve mon QG, j'ai flashé sur un espèce de piano bar (sans piano :-) ) ce qui est très rare ici, j'ai beaucoup aimé le slogan à l'entrée: là ou la plupart des établissements jouent sur le coté animé, ici on vante le coté calme et paisible. Fréquenté par un mélange de jeunesse dorée et ce qui m'a semblé être des musiciens ou des artistes, l'endroit est idéal pour la dernière bière qui clôture une bonne journée de balade. Pas d'étrangers, en fait au Japon on ne se mélange pas trop, les étrangers sortent dans des bars pour étrangers, et les japonais préfèrent rester entre eux.

Un slogan en anglais; mais une fréquentation 100 % japonaise 
La dernière pression pour clôturer la journée...
     Au passage les japonais sont tirés à quatre épingles pour reprendre l'expression consacrée, et les japonaises au moins au double, donc pour bénéficier d'un meilleur accueil il vaut mieux se saper un minimum quand on sort, surtout à Tokyo. Moi je n'ai pas hésité à faire péter le costume le soir puisque je l'avais emmené pour le taf. 
 
...ou la bière du quartier
Hachiko, la mascotte

     Un des lieux de rendez vous ici c'est la statue d'Hachiko, la star du quartier. Dans les années 20 Hachiko était le chien d'un professeur reconnu, il accompagnait son maître tous les matins à la gare de Shibuya et revenait l'attendre le soir.  Et puis un jour le professeur n'est pas  rentré, Hachiko a continué à venir l'attendre tous les soirs à la même heure pendant des années jusqu'à ce qu'il meure à son tour. Une statue lui a alors été érigée, statue devant laquelle parait-il les amoureux viennent se jurer fidélité, enfin moi j'ai surtout vu des gens prendre des selfies, je me demande même si je n'en ai pas pris un dans un moment d'égarement...

Hachiko
Le passage piéton le plus emprunté au monde

     Quand on parle de quartier il faut se rappeler qu'ici on est à Tokyo, et Shibuya c'est aussi une des plus grande gares du pays, un centre d'affaire, et autour de 220 000 habitants... La grande attraction c'est le Shibuya crossing à la sortie de la gare:  le passage piéton le plus emprunté au monde.

Shibuya crossing
      A chaque fois c'est autour de mille personnes qui se croisent sur les quatre cotés d'un rectangle et ses (deux pour les non matheux) diagonales. Ca implose d'abord, ca se croise sans se toucher, puis ca explose comme une gerbe de feu d'artifice, c'est très joli à regarder depuis les différents points de vus des immeubles autour.

Une diagonale depuis le Starbuck du magasin Tsutaya, la FNAC nippone
   Je mettrai un petit film de la traversée à la fin de l'article

Le conseil du jour: prenez une  grande carte du métro

    Une fois que vous avez compris que vous payez en fonction de là ou vous allez vous avez tout compris, par contre parfois dans les gares ce n'est pas traduit et vous pouvez tomber la dessus (ici juste la carte des lignes JR, ca ne comprend pas le métro).


   Et si vous regardez la carte des métros dans un bouquin genre guide c'est illisible car il y a trop de lignes. Du coup avec une grande carte pliante vous êtes tranquille vous pouvez faire le lien entre les stations et le prix (après deux jours plus de problèmes vous avez localisé tous les points d'intérêts no souci).

la Yamanote line, la plus intéressante pour visiter Tokyo
     La ligne circulaire au centre c'est la yamanote line, et c'est sur cette ligne (ou a l'intérieur du cercle) que se trouvent la plupart des choses à voir; donc je recommande de prendre un hôtel sur cette ligne (Shibuya ou Shinjuku pour l'animation, Asakusa ou Ueno pour une approche plus culturo-touristique)

Book ou son Facebook time
    Dans la gare JR de Shibuya on peut trouver une peinture assez mythique... puisque elle s'appelle "myth of tomorrow". Cette peinture raconte le bombardement atomique d'Hiroshima et de Nagasaki dans une explosion de couleurs et de corps brulés. Je l'ai cherchée pendant une heure (la gare de Shibuya c'est pas celle de Vincennes)  jusqu'à ce que je me rende compte que je passais devant tous les jours sans la voir. 

Myth of tomorrow
Le sanctuaire de Meiji Jingu

   Alors il y à quand même un sanctuaire tout au nord de Shibuya et pas des moindres puisque il s'agit du Meiji Jingu, le sanctuaire de Meiji, sans doute l'empereur qui a le plus marqué l'histoire du japon en le connectant au monde. Ce sanctuaire n'offre pas grand intérêt en hiver si ce n'est les offrandes sur la grande allée qui mène au temple. Il est dans la coutume d'offrir du saké et on trouve souvent des grands barils de saké à l'entrée des temples.
 
Meiji Jingu, les traditionnels barils de saké
 Par contre j'ai été super surpris et très fier de voir que juste en face les viticulteurs de Bourgogne avaient offert du vin au temple pour célébrer les bonnes relations entre la France et le Japon.

Vive la République, et vive la France
Asakusa, le vieux Tokyo
   
     Changement d'ambiance à Asakusa qui se trouve diamétralement opposé sur la yamanote line. Asakusa c'est le début de la ville basse, là ou habitait le peuple tandis que les seigneurs et leurs samouraïs vivaient sur la ville haute (yamanote en japonais, il n'y a pas de hasard...)

Asakusa, la ville basse
Balade dans Asakusa
  Asakusa ce n'est pas que le passé car le quartier héberge aussi des buildings high-techs, la plus haute tour de la ville, on peut même y croiser des héros de jeux vidéos.

La tour Tokyo Sky Tree (635 mètres...)
Une manière sympa de visiter la ville
Asakusa, le Senso-Ji

   Alors si le sanctuaire à Shibuya offre peu d'intérêt, le Senso-Ji le plus vieux temple de la ville, est un immanquable. Ici on est ramené 1000 ans avant la création de Tokyo, dans une ferveur populaire qui rappelle un peu Kyoto.


Senso-Ji
Comme dans les autres temples on vient se baigner dans les fumées d'encens
Petite balade en images...


Une longue allée bordée de gargotes et de magasins relie la porte au templ
C'est pas parce qu'on est au temple qu'on peut pas s'amuser..
La nuit tombe, le temple s'illumine doucement
La nuit fait apparaître les gardiens de la porte
Mais n'empêche pas les fidèles d continuer à aller prier
L'Omikuji

   A force de visiter les temples j'ai enfin compris le rituel de l'Omikuji, la loterie sacrée. D'abord il faut comme toujours se laver les mains puis aller se purifier un peu aux fumées d'encens.



    Ensuite on dépose 100 yens et on secoue un cylindre jusqu'à ce qu'une tige en bambou en sorte, cette tige en bambou va donner le numéro d'un tiroir et la prédiction est dedans.

 
 
  Si la prédiction est bonne on la garde, sinon on l'accroche pour conjurer le sort. Je ne l'ai pas fait car je pensais que c'était en japonais mais il semble que la traduction anglaise soit écrite au dos, next time..  


Mauvais tirage...
A venir...

    Shinjuku le quartier de la nite life et des yakusas, Ueno le cœur culturel, Akihabara electric city, Tsukiji le marché aux poissons, Roppongi le quartier des expats, Ebisu le quartier hippie bref je ne sais pas comment je vais pouvoir caser tout cela en deux articles.

  Bonne soirée

  N.

 
 
 

mardi 10 janvier 2017

Sur le chemin de la Philosophie, Kyoto 2/2

    Kyoto c'est avant tout la mémoire du pays, la Chang-Mai nippone pour les amoureux de la Thailande. Dans l'excellent Avatar le bad guy ricane affirmant que sur Pandora si on jette une pièce en l'air il y a 99% de chance qu'elle retombe sur quelque chose de sacré... Et bien Kyoto c'est un peu ça, il y a du sacré à tous les coins de rues, à tous les étages, entre deux magasins, jusqu'à flan de montagnes... petite balade entre bouddhisme et shintoïsme.
 
Sur le chemin de la philosophie
De Yasaka Jinja à Kyomizudera
   
     Les premiers temples qu'on visite sont sans doute les plus accessibles, j'ai donc commencé par le sanctuaire Shintô Yasak-Jinja qui trône sur une colline au bout de shijo-dori (la cinquième rue, les karatékas l'auront noté) l'artère névralgique et grand luxe de la ville.  Le temple sert de protecteur à la ville, c'est là ou l'on vient faire ses voeux et acheter des talismans protecteurs.          

On se fait bô pour aller au temple demander un peu de protection
    Sans oublier le petit snap qui va bien, les japonais sont très connectés. Pas bien compris pourquoi un coq le temple est censé vénérer (rendre vénère) un dieu Taureau.
 
Dans la story
    Ensuite un enchaînement de ruelles anciennes dessert les principaux temples qui bordent Gion le quartier historique et mystique de la ville, mystique car berceau des Geishas (appelées Geikos ici, d'ailleurs j'avais été prévenu à Nagoya que Kyoto avait son propre patois, ça doit expliquer pourquoi je n'ai rien compris à leur japonais...). Ces ruelles sont jolies mais très touristiques donc sans grand intérêt.
 
Les ruelles anciennes qui bordent Gion
On ne peut pas s'arrêter à tous les temples il faut faire un choix, ici Kenni-Ji (rien à voir avec un quelconque chanteur barbu à minettes) le plus vieux temple zen de la ville
On croise aussi les jardins secs que l'on peut acheter à Natures et Découvertes quand on sait pas quoi offrir, mais en plus grands
On se promène dans des forets de bambous sur lesquels par contre on ne peut pas taper et être numéro un  (blague pour vieux)
On peut aller brûler un peu d'encens histoire de mettre toutes les chances de son côté pour la suite du voyage
Les temples japonais sont plus calmes et plus austères que ceux qu'on peut trouver en Thailande
Même les statues des divinités sont moins clinquantes.
    Au bout de cet enchaînement se trouve le temple le plus actif de la ville : Kiyomizudera. Là pour le coup j'ai un peu retrouvé l'effervescence des grands temples à Bangkok.

 
    Ce temple à flan de montagne draine une foule de pratiquant qui viennent taper sur des trucs, en soulever d'autres, en caresser encore d'autres, il y a de quoi s'occuper.

L'odeur enivrante de l'encens...
    Ici on vient aussi boire l'eau pure de la source pour repartir en bonne santé et lavé de tout. Vu la file d'attente j'ai zappé le truc, j'espère ne pas avoir à le regretter...

Le rituel de la source
Le Bus pour aller plus loin

    Quand on visite une ville on se familiarise vite avec le système de métros, éventuellement avec les trains de banlieues, mais rarement avec le réseau de bus. Même à Paris je ne les prends jamais tellement ça me semble compliqué. A Kyoto le métro est très bien mais ne suffit pas si on veut aller voir les deux incontournable que sont Kinkaku-Ji (Pavillon d'Or) et Gingaku-Ji (Pavillon d'Argent) le point de départ du Chemin de la Philosophie...
 
Bus 17, direction le Pavillon d'Argent
   Il ne faut croire tout ce qui est écrit sur les guides, en tous cas pas le mien qui m'a raconté un max de conneries avec en plus des cartes totalement fausses... Donc ici le bus on monte par l'arrière,  et on ne fait pas comme moi on n'essaye pas de payer au chauffeur dès qu'on est monté...
 
De retour du Pavillon d'Or
   En fait on paye en sortant, ça coûte 230 yens peu importe la distance, et il faut avoir l'appoint pour ne pas faire attendre les gens derrière. Donc impossible de frauder car le chauffeur valide toutes les sorties et vous remercie d'un "Hai". Dans une vie antérieure j'avais passé mon permis bus et l'instructeur avait posé une bouteille d'eau sur le tableau de bord en affirmant que si la bouteille tombait j'étais recalé; et bien à Kyoto (et j'imagine au Japon) on est dans cette approche confort passager, les chauffeurs conduisent souplement et préviennent à chaque fois que le bus redémarre afin que les passagers debout puissent s'accrocher. Quand je vois à Paris comment les chauffeurs malmènent les usagers en conduisant les bus comme des scooters je me dis qu'un stage ici de respect des passagers leur ferait le plus grand bien (sous bien d'autres aspects d'ailleurs).  
 
Le Chemin de la Philosophie

    C'est la balade zen par excellence pour se détendre et lâcher un peu prise. Le chemin de la philosophie tient son nom d'un philosophe (Kitaro Nishida pour ne pas le citer) qui venait y méditer. C'est un petit sentier pavé qui borde un ruisseau et qui relie trois temples majeurs: Ginjaku-Ji le pavillon d'argent, Eikan-do et Nanzen-ji.
 
Le magnifique pavillon d'argent
    Gros coup de coeur pour le Pavillon d'Argent que j'ai pu visiter tôt me matin alors qu'il n'y avait (presque personne), c'est vraiment la sensation que je retiendrai de mon passage à Kyoto.
 
Les jardins du Pavillon
     Le parcours est d'une zénitude absolue, dire qu'avant d'être un temple bouddhique ce pavillon appartenait à un shogun destitué, difficile d'imaginer un gars qui a dû faire régner la terreur habiter un tel cadre..
 
Le truc qui fait la différence dans les jardins zen c'est cette mousse qui recouvre tout
    Une fois qu'on a visité le pavillon on part sur le chemin de la philosophie, sans les cerisiers en fleurs et sans les touristes.
 
On s'est suivi tout au long du chemin avec la miss
   Petite halte à Eikan-Do qui est pour le coup hyper austere et d'un silence de plomb. Une ambiance lourde rehausée par les senteurs d'encens et de temps en temps un coup de gong.
 
Ambiance lourde à Eikan-Do
     Il m'est arrivé ici une anecdote assez drôle que je n'assume pas donc je la raconterai uniquement "on-demand" à la machine à café. Par contre j'ai fait péter un konichiwa tellement réussi à l'entrée que la réceptionniste m'a demandé si je préférais une plaquette en japonais, j'étais super fier. D'ailleurs ces plaquettes restent un vrai mystère, je les mets systématiquement dans mon sac sans les ouvrir, et quand je veux y jeter un oeil le soir elles ont disparu...
Jardins d'Eikan-Do
 
Les coins coins philosophent aussi
  Au bout du chemin on tombe sur Nanzen-Ji. Alors celui là je suis complètement passé à coté je n'ai pas trouvé l'intérêt, par contre il y a autour de superbes jardins que l'on peut visiter.
Nanzen-Ji
Les jardins autour de Nanzen-Ji
Les jardins autour de Nanzen-Ji
Les jardins autour de Nanzen-Ji
Les jardins autour de Nanzen-Ji
   Ensuite il n'y a plus qu'à rejoindre Gion, il faut compter bien quatre heures pour parcourir le chemin, visiter les temples, et rejoindre la ville.  

Kinkaku-Ji, le Pavillon d'Or

     Alors celui là je comptais le zapper car il avait fait couvert toute la journée et je m'étais dit que le Pavillon d'Or sans lumière c'était un peu tristoune, du coup ça me donnait une excellente raison pour revenir. Mais en fin d'après-midi je remarque que le ciel se dégage fortement à l'ouest et au nord, et le soleil fait son apparition. Trop tard pour y aller en transport, je saute dans un taxis direction le pavillon d'or en espérant que mon intuition est bonne car à Gion le ciel est encore noir. Je suis arrivé pile poil (bizarre comme expression)  au moment ou le soleil persait enfin...
   
Le Pavillon d'Or
     Là encore le pavillon avait été construit pour un Shogun, en l'occurrence le grand père de celui du Pavillon d'Argent, comme quoi on a beau jouer les terreurs on aime les jolies choses. Quand j'ai dit "golden temple" au taxi il m'a répondu "Kinkaku-Ji" d'un air très sérieux, du coup j'ai fait péter un super arigato en sortant il était ravi..
 
 
Inondé d'or et de lumière :-D
Gion, le quartier des Geishas

     Au delà des temples le principal intérêt de la ville réside dans le quartier de Gion, ce fameux quartier ancien berceau des geikos. Il fait bon s'y perdre et arpenter les ruelles de maisons traditionnelles en bois.
 
Gion à la tombée de la nuit
   Les geishas seraient moins de 500 aujourd'hui et la plupart habitent le quartier. j'en ai croisé une seule un soir dans Pontocho, elle dégageait un truc super inquiétant, elle discutait avec ce qui semblait être le patron d'un des restaurants du coin qui n'avait pas l'air tendre non plus. Par contre on croise facilement des Maikos, des apprenties geishas, il semble qu'il y en ait de plus en plus.  
 
Les Maikos sont de sorties
Les galeries Shinkyogoku et Teramachi

     Une des choses à voir également à Kyoto, surtout si le ciel est en train de vous tomber sur la tête, ce sont les deux galeries Shinkyogoku et Teramachi qui sont parallèles et distantes d'une vingtaine de mètres l'une de l'autre.

Shinkyogoku
    Les Kyotoites semblent adorer ces deux galeries et il y a toujours foule, on peut y trouver tout et n'importe quoi, avec bien entendu quelques temples pour protéger tout ça. Il semblerait que Teramachi soit plus fréquentée par les les gens d'âges mûrs, Shinkyogoku par nous les djeunes :-) , mais ce n'est pas frappant même sil y a plus de magasins traditionnels coté Teramachi
 
Une des jonctions entre les deux galeries
   Mon super guide a cru bon de préciser que c'était le rendez vous des écolières,sans doute une étude a montré que le guide pouvait toucher un plus large public en prison :-D.


So long Kyoto

    Bon il y aurait encore plein de choses à dire mais il se fait tard, j'ai vraiment beaucoup aimé cette ville qui a su se moderniser en  respectant sa mémoire et son histoire.
 
Crépuscule sur Gion
     On bascule dans le temps lorsque traverse la rivière, avec d'un coté la ville hyper moderne mais qui garde son identité et où tout reste mesuré, et de l'autre la vieille ville et ses traditions, avec la religion qui lie le tout de manière harmonieuse pour une fois. Il n'y a qu'à voir la gare JR pour comprendre à quel point Kyoto est avant-gardiste, avec ses 11 étages c'est une ville dans la ville, à couper le souffle.
 
La gare JR
      Dernier repas à ma cantine d'un soir et c'est le Shinkansen direction Tokyo pour finir sans doute dans la démesure.
 
Une adresse simple, pour choisir un restal il suffit de voir si les gens qui y travaillent ont le sourire
            
Le 12:05 pour Tokyo c'est le mien, so long Kyoto
   Bonne soirée
 
   N.